La journée mondiale de l’eau 2026 est consacrée cette année au thème de « l’égalité pour l’eau ». A travers une sélection des documents proposés par nos contributeurs sur notre portail documentaire partenarial eau et biodiversité, nous vous invitons à explorer différents articles et rapports illustrant les problématiques de l’accès à l’eau, de la gestion de la ressource en particulier dans l’agriculture et des rôles impartis aux femmes et/ou aux hommes dans cette question vitale.
L’eau pour l’égalité, c’est du TEMPS, l’une des ressources les plus précieuses que nous puissions rendre aux femmes et aux jeunes filles.
Selon les données recueillies dans 53 pays, celles-ci passent en effet 250 millions d’heures par jour à aller chercher de l’eau, soit trois fois plus que les hommes et les garçons. Autant d’heures qu’elles ne passent pas à apprendre ou à travailler. Lorsque des systèmes d’eau potable et d’assainissement sont disponibles à proximité du domicile, les femmes peuvent contribuer pleinement à la société et à l’économie.
L’autonomisation des femmes permet à tous de prospérer.
Des services publics de l'eau établis dans 16 communes rurales partenaires et étendus à 5 nouvelles communes de la côte Sud-Est de Madagascar contribuent à l'amélioration durable de la situation sanitaire et socio-économique des populations. Leurs conditions d'accès à l'assainissement sont renforcées et leur accès à l'eau potable amélioré durablement grâce à la réalisation d'ouvrages, dont la gestion est déléguée à l'ONG Tehyna.
Mots clés
ASSAINISSEMENTCOOPERATION INTERNATIONALEDISTRIBUTION D'EAUDROIT A L'EAUEAU POTABLE
Zahrae Boubekri Fatima,Jean-Daniel Rinaudo,Abdelouahab Nejjari,Zhour Bouzidi,Zakia Kchikech,Abdallah Kajji,Faysse Nicolas
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Résumé
farms, from small-scale family farms to multinational firms, developed intensive agriculture based on groundwater use. The Gini coefficient relative to the amounts of water pumped shows a high level of inequality, but it has remained relatively stable since the arrival of large-scale investor-owned farms in the 2000s, despite the major increase in areas planted with fruit trees. This analysis of inequalities in access to water could provide a basis for dialogue between local stakeholders on the criteria for equity in the allocation of water resources and on how to achieve sustainable and equitable management of water resources.
Le développement de l'agriculture irriguée dans les régions arides est souvent accompagné d'une exploitation intensive des eaux souterraines. Ce développement peut également être à l'origine des réallocations considérables de la ressource en eau de surface et souterraine à l'échelle du bassin versant. Cette thèse prend les innovations de mobilisation des eaux d'irrigation comme point d'entrée pour appréhender les pratiques d'adaptation au manque d'eau à l'échelle du territoire oasien Todgha-Ferkla au Sud-Est du Maroc et elle entreprend une concertation territoriale sur l'avenir de la gestion de l'eau moyennant une démarche participative. Deux innovations récemment introduites au territoire Todgha-Ferkla ont été identifiées et analysées à savoir : (i) le captage des eaux de crues dans des bassins en terre pour la recharge de la nappe et l'irrigation à l'échelle de l'exploitation agricole initialement basée sur les eaux souterraines seulement ; (ii) l'association du pompage par énergie solaire au système de khettara dans les anciennes oasis. Des enquêtes de terrains, une analyse des images satellitaires, un suivi piézométrique et une modélisation analytique ont été menés entre 2020 et 2023. D'un autre côté, un processus participatif impliquant un panel mixte d'acteurs a été conçu et mené afin d'établir un diagnostic factuel sur la situation actuelle des ressources en eau et afin de coconstruire des solutions consensuelles pour une gestion durable de l'eau à l'échelle du territoire. Notre recherche a montré que l'usage conjugué des eaux de crues à l'échelle de l'exploitation agricole pour l'irrigation des palmiers dattiers et pour la recharge de la nappe permet de minimiser les pertes par évaporation. Les mesures de terrains conjuguées à la modélisation analytique ont montré que l'effet de la recharge depuis le bassin de captage des crues est limitée spatialement à cause de l'hydrogéologie de la zone. En outre, la sur-irrigation pourrait contribuer à la recharge de la nappe en cas d'irrigation prolongée suite à l'arrivée de plusieurs crues rapprochées dans le temps. Quant à l'association du pompage par énergie solaire à la partie aval du système existant de la khettara -qui englobe les ouvrages de transport et de distribution et les règles de gestion-, elle permet de sauvegarder l'accès et la gestion collectifs des eaux souterraines. Ainsi, l'organisation sociale autour de la ressource en eau souterraine est maintenue et l'ouvrage traditionnel de captage des eaux souterraines pourrait être abandonné. L'analyse des innovations et les résultats de la concertation territoriale montrent que ce territoire connaît une course généralisée à l'eau qui pourrait mettre en péril à terme toute forme d'agriculture et de vie dans les parties aval du bassin si l'accès aux eaux de surface et souterraines n'est pas régulé. Les tentatives individuelles constatées apportent des améliorations locales et restent tributaires des autres activités à l'échelle du bassin versant. La concertation territoriale révèle la nécessité de concevoir et de mettre en exergue un nouveau modèle de gouvernance de l'eau en vue d'assurer une gestion durable de l'eau dans ces oasis. De manière générale, la présente thèse contribue à la compréhension des pratiques d'irrigation voire le mode de gestion actuel de l'eau dans le territoire oasien Todgha-Ferkla et apporte des éléments de réflexion au débat national pour durabiliser la gestion de l'eau dans les oasis.
Mots clés
MarocConcertation territorialeKhettaraRecharge de la nappeEauIrrigationOasis
Ce rapport présente une synthèse des résultats de la phase 1 du projet ClimaLeg-Eau (Adaptation des productions légumières et maraichères au changement climatique en Île-de-France- Eau). Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet ClimaLeg (https://www6.versailles-grignon.inrae.fr/sadapt/Focus/CLIMALEG) (2021/2022). Parmi d’autres résultats, ce dernier a identifié la raréfaction de la « ressource en eau » comme un marqueur du changement climatique à l’échelle locale et un enjeu futur majeur pour les systèmes maraichers et légumiers franciliens. La raréfaction de l'eau fait référence à un rapport déficitaire entre « eau disponible » (offre) et « eau nécessaire » (besoins). Ce thème apparaît désormais au premier plan, compte tenu des stratégies régionales de (re)territorialisation de l'alimentation et de diversification agricoles à l’œuvre. Au sein du périmètre du PAT (projet Alimentaire Territorial) « De la plaine au Plateaux » (2022/2023), ClimaLeg-Eau se focalise sur la gestion actuelle et future de la ressource en eau dans les systèmes légumiers et maraichers franciliens situés au niveau de la plaine de Versailles et du plateau de Saclay. Ce rapport est une synthèse des 3 volets du projet, à savoir : 1.Situation actuelle en matière de prélèvements en eau et futures perspectives des agriculteurs. 2.Modélisation à l’horizon 2060 de la disponibilité de l’eau (d’irrigation) au niveau du piézomètre de Saclay. 3.Modélisation à l’horizon 2060 des besoins (additionnels) en eau des cultures. Respectivement en lien avec ces 3 volets, des enquêtes de terrain auprès des agriculteurs, un travail de modélisation (par le BRGM) de l’eau souterraine disponible et une modélisation de l’évolution des besoins en eau des cultures/successions de cultures (par un stage) ont été réalisés. Par une démarche territorialisée, les résultats du projet ClimaLeg-EAU (Phase 1) apportent des éléments réponses aux questions suivantes : -Combien d'eau prélève-t-on (approximativement) à l'échelle de l’exploitation et qu’est-il envisagé par les agriculteurs dans un contexte de raréfaction de la ressource ? -Quelles sont les tendances futures des niveaux d’eau de la nappe sur le secteur étudié à l’horizon 2060 ? -De combien de volumes (supplémentaires) d'eau d'irrigation les besoins (par culture, par succession de cultures et en fonction de la couverture du sol) risquent-ils d'augmenter d'ici à 2060 ? En lien avec l’objectif d’estimer/de quantifier les volumes en eau prélevés actuels et passés, nos résultats d’enquêtes indiquent : -Une faible visibilité à l’échelle des exploitations agricoles interrogées sur leur propres prélèvements (passés et actuels) en eau ; Les données recueillies se caractérisent par une faible précision et une forte hétérogénéité. -Les volumes annuels prélevés en années sèches (max de 3571m3 /ha/an) et humides restent relativement faibles à l’égard des données de références. -Des perspectives de multiplication (échelle de l’exploitation) et de généralisation (échelle du périmètre de l’étude) de bassins temporaires de captages/récupération de l'eau sont envisagées par les agriculteurs. Du point de vue des agriculteurs, l’accès aux eaux notamment souterraines, par des forages, est considéré comme indispensable si l’on souhaite au minimum maintenir les productions actuelles. En lien avec l’objectif d’évaluer la disponibilité de l’eau souterraine à l’horizon 2060, une modélisation préliminaire et exploratoire du niveau de la nappe au piézomètre de Saclay indique : -Des premiers résultats non concluants à l’issue de la calibration du modèle GARDENIA Pluie-débit-niveau (au droit du piézomètre de Saclay) pour des pas de temps saisonniers et annuels. -Des tendances à la baisse vis-à-vis de l’évolution future des niveaux d’eau de la nappe des sables et grès de Fontainebleau, à l’issue du modèle GARDENIA Pluie-niveau de nappe. Les incertitudes, liées aux modèles et aux futurs climatiques, ne permettent pas de se prononcer de manière définitive sur ce point. -Des scénarios prospectifs (« narratifs » ou "story-lines") issus du projet Explore 2. Deux des quatre « narratifs » semblent indiquer une tendance à la baisse des niveaux d’eau au niveau du périmètre de l’étude. En lien avec l’objectif d’estimer les besoins futurs des cultures à l’horizon 2060, nos résultats indiquent que : -À l'échelle d'une exploitation maraîchère, les besoins en irrigation en plein champ devront faire face à une hausse minimale de 17% à cultures/successions de cultures constantes d’ici moins de 40 ans. -Les cultures importantes et prédominantes dans les systèmes maraichers et légumiers (de tomate, d’aubergine, de courgette, carotte et laitue) risquent d’observer, respectivement, des hausses additionnelles de besoins en eau (par cycle cultural et par ha) de l’ordre de 20 (laitue) à +85 mm (tomate) dans les 50 prochaines années. -Les projections des 2 successions de cultures types étudiées indiquent une hausse significative des besoins en irrigation de l’ordre de 350 à 500 mm en 2060. -Le paillage organique et la bâchage plastique permettent respectivement, une baisse de 22% et de 40% des besoins en irrigation d’ici 2060, par rapport à un sol nu pour la même culture. -Ainsi, un maintien et a fortiori un développement (tels que souhaitables pour augmenter la sécurité alimentaire régionale) du maraichage et de la diversification légumière vont poser de façon nette la question des satisfactions d’une demande en eau supplémentaire : les modalités de ces rencontres offres-demandes ne sont pas directement du ressort de ce premier travail, par contre celui-ci semble rendre pertinente la recherche de solutions complémentaires aux modes d’irrigation actuels. Par ailleurs, appuyer les agriculteurs dans une meilleure connaissance et un meilleur partage de leurs données de consommations d’eau semble indispensable.
Mots clés
Irrigation agricolePrélèvements en eauPratiques agricolesPiézomètre de SaclayNiveaux de nappes d'eaux souterrainesModélisation hydrologiqueBilans hydriquesPAT Projet Alimentaire TerritorialSystèmes légumiers et maraichers franciliensBesoins additionnels en eauRaréfactionRessource en eau
Au Maroc, la nouvelle agriculture pratiquée dans les extensions oasiennes se distingue de l'agriculture traditionnelle par son orientation entrepreneuriale, ses pratiques intensives et son accès individualisé à l'eau souterraine. Dans cet article, nous explorons les processus de construction et de circulation des savoirs qui sous-tendent cette nouvelle agriculture, en examinant les relations intergénérationnelles qui les façonnent. Nous retraçons pour ce faire les trajectoires de 30 jeunes et de 5 de leurs aînés de l'oasis de Ferkla. La production de savoirs y est le théâtre de négociations intergénérationnelles plus complexes, et plus disputées, que le schéma simpliste d'une transmission par les aînés, ou d'une innovation par les jeunes. Trois grandes modalités de construction et de circulation des savoirs coexistent ainsi, souvent sur une même exploitation : i) une transmission, classique, des aînés vers les jeunes ; ii) une diffusion horizontale entre jeunes oasiens de savoirs construits par des échanges directs ; iii) une diffusion inverse, des jeunes vers les aînés, de savoirs construits par des relations extraterritoriales. L'analyse des savoirs agricoles constitue ainsi une entrée féconde pour étudier l'évolution des rapports intergénérationnels dans des territoires marqués par un rétrécissement des opportunités économiques et une cohabitation nécessaire des générations.
Mots clés
Construction de savoirsCirculation de savoirsOasisPratiques agricolesMaroc
Bouzid Amel,Hamamouche Meriem Farah,Faysse Nicolas
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Résumé
Au Maghreb, les femmes entrepreneures font face à de nombreuses contraintes économiques, sociales et culturelles. Ces contraintes, identifiées dans de nombreuses études, limitent souvent fortement la capacité des femmes à initier leur projet d’entrepreneuriat et à le développer. L’étude analyse les stratégies menées par des femmes entrepreneures pour surmonter les différentes contraintes à leur activité économique. L’étude a été menée auprès de 40 femmes entrepreneures à Ghardaïa (sud de l’Algérie). Dans cette région oasienne, les normes sociales et culturelles sont marquées par le patriarcat et contraignent fortement l’accès des femmes à l’espace public. Les femmes entrepreneures interrogées ont développé des stratégies pour faire face aux contraintes économiques (comme la saturation du marché local en produits traditionnels) en valorisant mieux leurs produits et en créant des produits et services pour répondre aux nouvelles demandes de consommation. Elles ont aussi mobilisé des stratégies pour surmonter les contraintes socioculturelles, notamment en utilisant les outils numériques, en impliquant les hommes de leurs foyers familiaux dans leur projet d’entrepreneuriat, et en s’investissant dans de nouveaux espaces publics où la présence des femmes est acceptée. Ces différentes stratégies ont permis aux femmes de développer leurs activités économiques en s’adaptant aux normes locales plutôt qu’en entrant en conflit avec elles. Cependant, les activités développées restent en général dans le secteur informel. L’essor de cet entrepreneuriat se produit ainsi loin des dispositifs publics d’appui, qui bénéficient avant tout aux entreprises formellement établies.
L’ évolution de l’agriculture familiale ne peut être analysée uniquement sous l’angle de la production. Puisqu’elle est aussi une unité de parenté, l’exploitation agricole familiale révèle des tensions sociales qui contribuent à la migration des jeunes, en particulier des jeunes femmes. Cette étude présente une analyse des facteurs qui contribuent à ce processus migratoire, en tenant compte des variables de jeunesse et de genre. L’analyse est basée sur un diagnostic participatif, des entretiens multisectoriels et des enquêtes dans trente-trois communautés situées dans le centre de l’État du Ceará (région Nord-Est du Brésil). La recherche révèle comme principaux facteurs des migrations, le manque d’attractivité de l’agriculture familiale, pour une jeunesse rurale plus qualifiée, mais qui participe peu aux prises de décision. Lorsque les migrations sont analysées en termes de genre, l’invisibilité du travail productif et reproductif des jeunes femmes apparaît comme le principal moteur de leur migration vers les zones urbaines et s’avère plus importante pour elles que pour les jeunes hommes. L’exode rural des jeunes va façonner le futur du territoire rural et modifiera probablement le format de l’agriculture familiale. La compréhension de ses causes peut aider à réfléchir à la mise en œuvre de politiques publiques plus adaptées à l’agriculture familiale.
BASILICO Laurent,TISSOT Anne-Cerise,CHRETIEN Chloé,BOUSSOU Véronique,GENDRE Thomas
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Office français de la biodiversité
Résumé
Le changement climatique, de plus en plus marqué en France, bouleverse les équilibres des aires protégées... et questionne le rôle des femmes et des hommes qui oeuvrent à leur préservation. L'édition 2023 du Forum des gestionnaires d'aires protégées, centrée sur la thématique de l'adaptation, leur a apporté quelques réponses: outre la boîte à outils issue du programme Life Natur'Adapt, ils peuvent compter sur une véritable dynamique collective pour relever les défis qui se présentent et inventer de nouveaux modes de gestion.
Mots clés
ZONE PROTEGEEMODIFICATION CLIMATADAPTATIONPATRIMOINE NATURELRESERVE NATURELLEAIRE PROTEGEE
La féminisation du salariat agricole au Maroc est de plus en plus visible : les ouvrières agricoles ont pris un rôle essentiel au coeur des systèmes de production agricole et des chaines alimentaires. Cependant, leurs conditions de travail sont souvent très précaires. Certaines de ces ouvrières agricoles sont aussi des mères célibataires et vivent des conditions encore plus difficiles. Nous analysons les trajectoires de ces femmes à la fois mères célibataires et ouvrières agricoles, le rapport qu'elles ont à leurs enfants non reconnus socialement, et la manière dont ces femmes cherchent dans cette condition d'ouvrière agricole des possibilités d'autonomisation, d'affiliation sociale et de distanciation d'un milieu d'origine stigmatisant. L'étude est menée sur la base d'une analyse des expériences d'une vingtaine de ces mères célibataires et ouvrières agricoles dans les régions du Saïss et du Gharb. Ces personnes se heurtent àune double invisibilité. La première est une invisibilité locale dans le cadre d'un mode de travail temporaire et anonyme, que les ouvrières recherchent pour se soustraire à la réprobation sociale de leur statut de mamans célibataires et pour reconstruire leur vie. La seconde est une invisibilité au niveau des politiques publiques de par leur transgression des normes sociales et juridiques. De ce fait, la condition de ces ouvrières mères célibataires est quasi absente des débats publics et n'est pas prise en compte par les politiques publiques. Leur condition est prise en compte par le secteur associatif ou d'autres initiatives d'appui, mais de façon encore timide. Cette situation ne permet pas de faire évoluer le regard négatif que porte la société sur cette catégorie sociale vulnérable.
Les zones arides et marginales du sud du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) constituent de vastes régions. Les enjeux de développement et les aspirations légitimes au bien-être des populations locales doivent y être gérées dans un contexte de contraintes aiguës, telles que la pénurie d’eau structurelle ou la pression accrue sur d’autres ressources naturelles (foncier, biomasse primaire, etc.). Sur la base des contributions au dossier thématique de la revue Cahiers Agricultures intitulé « Les systèmes agricoles des zones arides du Maghreb face aux changements : acteurs, territoires et nouvelles dynamiques », cet article introductif permet d’appréhender ces régions, dites marginales, comme des lieux de production, d’innovation et de résilience. Un ensemble d’investigations reposant sur des approches transdisciplinaires ont été menées dans le cadre du projet Massire. Ce projet a aussi initié et suivi des processus multi-acteurs en vue de générer une co-production de connaissances et de favoriser le co-apprentissage. Les travaux ont porté plus particulièrement sur les oasis à palmier de Ghardaïa en Algérie, de Ferkla au Maroc et de Kébili en Tunisie, mais aussi sur la zone de montagne de Msemrir dans le Haut Atlas central au Maroc et la région de Médenine en Tunisie. Les articles scientifiques constituant ce dossier thématique analysent différentes innovations, initiées par les acteurs locaux dans leur diversité (jeunes, femmes, leaders locaux impliqués dans la promotion d’actions collectives, etc.) ou portées collectivement dans le cadre des processus multi-acteurs. Les articles soulignent le fort potentiel de ces innovations pour une plus grande résilience des territoires, et ce, dans la durée.
L’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse met en lumière, à travers quatorze récits issus de sa newsletter Histoires d’Ondes, les enjeux et les initiatives locales dédiées à la préservation des milieux aquatiques. Ces témoignages révèlent la richesse et la diversité des rivières, lacs et marais, ainsi que l’engagement des acteurs qui œuvrent à leur protection : pêcheurs, agriculteurs, élus, associations et citoyens. En valorisant ces actions, l’agence souhaite inspirer d’autres initiatives et sensibiliser à l’importance de la gestion durable de l’eau.
Mots clés
Bassin Rhône-Méditerranée-CorseDoubs (25)Ain (01)marais de Vauxrécitzones humidesEauacteurs de l'environnementsensibilisation