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Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse
Identifiant documentaire
15-00061654_qualifie
Identifiant OAI
oai:aermc.fr:00061654_qualifie
Auteur(s):
AERMC,TELEOS,SCIMABIO,SFMC SA
Mots clés
DEBIT
LACHURE DE BARRAGE
POISSON
TEMPERATURE DE L'EAU
MONITORING BIOLOGIQUE
Date de publication
01/01/2023
Date de création
Date de modification
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Date de dépôt légal
Langue
fra
Thème
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Domaine public
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Description
Dans le cadre du nouveau règlement d'eau de coordination des trois principaux barrages hydroélectriques du Doubs frontière lancé en 2015 et signé en octobre 2017, un monitoring environnemental a été réalisé pour une durée de 5 ans. L'objectif est de déterminer si le nouveau mode d'exploitation est moins contraignant pour la biocénose du Doubs, sur près de 70 km entre les Planchettes (CH) et Brémoncourt (F). En confrontant les données disponibles, il s'avère que malgré des étiages plus sévères entre 2017-2021 qu'entre 2000-2004, le nouveau règlement d'eau a permis un meilleur partage des eaux. En particulier, entre le barrage du Châtelot et celui du Refrain, les débits minimums observés ont été multipliés par 13. En outre, chaque tronçon court-circuité a vu son débit de dotation augmenter. Enfin, la coordination des ouvrages en matière de production hydroélectrique a permis de diviser les scores de l'indice éclusée (Courret et Larinier, 2008) par 2 ou 3 en fonction de l'éloignement des barrages. L'artificialisation du régime hydrologique du Doubs a donc été réduite. L'analyse des chroniques de température a révélé que le métabolisme thermique du Doubs ne s'est pas fondamentalement modifié entre 2000-2004 et 2017-2021, malgré des périodes de basses eaux globalement plus longues et plus prononcées. Sur la partie aval, une tendance au rafraîchissement estival a même pu être observée. Selon le modèle pluie/débit/température constitué pour l'occasion, la réduction de l'impact des éclusées sur le régime hydrologique naturel du Doubs explique pour partie cette observation. En outre, il apparaît que la densité totale de l'ichtyofaune est nettement supérieure en 2020 par rapport à 2000-2004. Sur les 9 stations comparables, les espèces capturées sont quasiment identiques ; les effectifs ont été multipliés par deux et la biomasse s'est accrue de 12%. En particulier, les vairons, les loches franches et les ombres sont nettement plus nombreux. Ces trois espèces sont celles qui souffrent a priori le plus des phénomènes d'éclusées. Elles constituent en effet l'essentiel des mortalités observées lors des 22 campagnes d'échouage/piégeage réalisées depuis 2017. À nouveau, la réduction du degré d'artificialisation du régime hydrologique naturel du Doubs par les éclusées et l'augmentation des débits planchers ont amélioré la situation, surtout pour les petits poissons. Par ailleurs, le nombre de frayères à truites et les densités d'alevins d'ombres ont montré des augmentations significatives après la mise en oeuvre du nouveau règlement d'eau. Ces gains biologiques sont d'autant plus remarquables que, globalement, les notes de l'IBGN perdent de 1 à 3 points par rapport aux investigations de 2004 et qu'aucun taxon sensible (également absent en 2004) n'est réapparu depuis. La densité globale des macroinvertébrés a été divisée par trois en 16 ans. Ces indicateurs montrent ainsi que, indépendamment de l'exploitation hydroélectrique, d'autres facteurs limitants affectent les communautés de macroinvertébrés (qualité de l'eau, colmatage végétal et/ou minéral, charriage, morphologie, etc.). Les différentes analyses ont également montré que la densité pisciaire était corrélée positivement à l'attractivité de l'habitat et négativement au score d'impact des éclusées. En définitive, le monitoring consécutif au nouveau règlement d'eau a révélé que l'amélioration du fonctionnement hydrologique du Doubs coïncide avec une augmentation de la densité pisciaire. Il convient donc de poursuivre dans cette perspective et de tenter autant que faire se peut de diminuer l'impact de l'exploitation hydroélectrique sur le Doubs.
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