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Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
CCSD
Identifiant documentaire
20-hal-03992981v1
Identifiant OAI
oai:HAL:hal-03992981v1
Notice source
https://hal.science/hal-03992981v1/document
Auteur(s):
Courric, Elisa
Mots clés
Ingénierie écologique
écologie urbaine
suivi floristique
toitures végétalisées
parc Georges Valbon
Seine-SaintDenis.
[SDE]Environmental Sciences
Date de publication
15/12/2022
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
fr
Thème
Type de ressource
Source
https://hal.science/hal-03992981
Droits de réutilisation
https://about.hal.science/hal-authorisation-v1/
Région
Département
Commune
Description
Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis mène une expérimentation depuis 2012 sur la mise en place de toitures végétalisées sur les locaux techniques du parc départemental Georges-Valbon. Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien assure le suivi floristique de ces expérimentations depuis 2013. Les objectifs sont de suivre l'installation d'un certain nombre d'espèces qui ont été implantées sur les toitures (semis) ainsi que le cortège floristique spontané qui s’y implante en fonction de quatre modalités de substrat : pouzzolane, argile, tuile et béton, et leurs évolutions au cours des années. Les années 2021 et 2022 mettent en évidence une baisse du nombre de taxons plantés inventoriés sur la toiture vitrine. L’année 2022 montre également une baisse du nombre de taxons spontanés sur cette toiture. Sur la toiture expérimentale, le cortège est stable : une dizaine d'espèces plantées et une quarantaine d'espèces spontanées sont établies. Le recouvrement de la végétation a cependant diminué en 2022. Le printemps 2022 ayant été très chaud, la végétation était en majorité grillée lors des inventaires.La disparition de certaines espèces et la baisse du recouvrement sont en partie due aux facteurs climatiques, potentiellement aux réserves des sols qui commencent à diminuer et à certains facteurs encore non expliqués. Les espèces qui dominent la végétation quel que soit le substrat sont ou bien des espèces crassulescentes ou des espèces qui évitent la période de sécheresse estivale par leur cycle de vie (espèces annuelles passant l'été sous forme de graines ou espèces pérennes entrant en dormance et passant l'été sous forme de bulbes). A l'inverse, il semble que certaines espèces pérennes disparaissent. A l’inverse des années précédentes où une bonne résilience générale de la flore de ces toitures était observée, la diminution du nombre d’espèces et l’aspect très grillé de la végétation, notamment en 2022, pourraient être les premiers signes des limites de ces structures même si ce résultat est à nuancer car cette sécheresse a affecté la qualité de l'inventaire. Avec peu de réserves du fait de la faible profondeur de sol, la végétation des toitures végétalisées est particulièrement sensible au réchauffement climatique et aux fortes chaleurs qui l’accompagnent. Les sécheresses précoces peuvent être particulièrement impactantes car certaines espèces pourraient ne pas réussir à se reproduire avant de griller. Les résultats de ce rapport montrent quelques pistes concernant certaines espèces et substrats qui pourraient être à privilégier afin d’assurer la pérennité de ce type de toitures face aux aléas climatiques à venir.
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