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Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
ISTPM
Identifiant documentaire
9-7254
Identifiant OAI
oai:archimer.ifremer.fr:7254
Auteur(s):
Maurin, Cl
Mots clés
Date de publication
01/12/1965
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
fre
Thème
Type de ressource
Source
Science et Pêche (0036-8350) (ISTPM), 1965-12 , Vol. 143 , P. 1-4
Droits de réutilisation
Ifremer
Région
Département
Commune
Description
Comme l'ont montré les recherches réalisées en Méditerranée par l'Institut des Pêches à partir de 1957, le golfe du Lion est aussi riche en poissons de surface, notamment en sardines, que beaucoup de secteurs atlantiques. Cette richesse a deux causes principales, d'ailleurs intimement liées : étendue de la plateforme continentale d'une exceptionnelle largeur pour la Méditerranée et originalité des caractères hydrologiques. Les eaux du golfe du Lion sont adoucies et enrichies en sels nutritifs ainsi qu'en matières organiques par les apports du Rhône et des fleuves côtiers tels que l'Hérault, l'Aude et l'Orb. Dans l'ensemble, l'influence de ces apports d'eau douce s'exerce jusqu'à une assez grande distance de la côte du fait d'une profondeur relativement faible. Cependant, la production en poissons de surface n'est devenue importante que très récemment, depuis cinq ans à peine, grâce à l'utilisation des filets tournants et coulissants. Ce sont des arrêtés pris par le Secrétaire Général de la Marine marchande en mars et en mai 1960 qui ont autorisé l'emploi de ces engins sur l'ensemble des côtes françaises de la Méditerranée. Une ascension spectaculaire de la courbe de production en sardines a suivi cette décision : 2 000 t en moyenne capturées annuellement avant 1960, 10 000 t en 1961, 12 600 t en 1964 dont 11 500 t pour le golfe du Lion, à lui seul. Dans la région marseillaise le développement a été particulièrement remarquable ; les pécheurs locaux qui apportaient à terre, bon an mal an, 200 à 300 t de sardines, en ont débarqué près de 4 000 t en 1963 et plus de 5 000 t en 1964 ; un tel tonnage a conféré à Marseille, au moins provisoirement, le titre de premier port sardinier de France.
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