Sensibilité des milieux de montagne aux forçages climatiques et anthropiques depuis 14 000 ans dans les Alpes du Sud

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Identifiant documentaire 17-1095721
Identifiant OAI 1095721
Auteur(s): Brisset Elodie
Mots clés Sédiments lacustres Activités pastorales Pollutions minières Dynamique de végétation Érosion des sols Environnements de montagne
Date de publication 06/05/2014
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Dans le contexte d’augmentation de la pression démographique et des risques liés aux changements climatiques, la question de l’érosion est de plus en plus cruciale. La gestion actuelle des milieux des montagnes méditerranéennes, particulièrement affectés par ces phénomènes, repose sur une bonne connaissance de leurs sensibilités à l’érosion et de leurs trajectoires à long terme. Une approche rétrospective des trajectoires des environnements a été menée par l’étude de trois archives sédimentaires lacustres prélevées dans les Alpes du Sud (lacs Petit, Vens et Allos). L’étude multidisciplinaire (sédimentologie, géochimie, palynologie) a permis de caractériser les dynamiques érosives et végétales depuis 14000 ans.À Allos et Vens, le début de l’Holocène est marqué par la maturation des écosystèmes, l’altération chimique des sols et la progression altitudinale des forêts. Ces dynamiques environnementales conduisent à la stabilisation progressive des écosystèmes, suivie d’un optimum bio-pédologique, d’une ouverture des paysages et d’une déstabilisation des sols respectivement datées de 12000-8000 cal. BP, 8000-6000 cal. BP, 6000-1900 cal. BP et de 1900 cal.BP à aujourd’hui. Cette dernière période de déstabilisation des sols intervient plus tôt au Lac Petit, à 4200 cal. BP.Les dénominateurs communs au déclenchement de l’érosion sont à chaque fois une période de précipitations fréquentes sur un milieu fragilisé : l’impact des sociétés a provoqué un abaissement du seuil de sensibilité des milieux aux perturbations, particulièrement à l’agressivité des précipitations.

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