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Identifiant documentaire
17-4420739
Identifiant OAI
4420739
Notice source
https://hal.inrae.fr/tel-04420739v1
Auteur(s):
Fernandez Sara
Mots clés
Eau
Géographie
Pouvoirs
Savoirs
Date de publication
28/06/2021
Date de création
Date de modification
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Description
L’eau a une matérialité élargie, bien au-delà de sa seule formule chimique. Cette matérialité est décrite et mise en forme par des qualifications, des quantifications, ou encore des commensurations spécifiques, des règles et des équipements qui définissent des conditions d’accès, qui peuvent être contestées. L’eau est également saisie par des pratiques, qui ont des dimensions symboliques, sensorielles et qui font l’objet d’attentions (ou d’inattentions) sociales et politiques. Si la description ou encore la qualification de l’eau contribuent à faire advenir des assemblages sociotechniques qui soutiennent des pratiques et interagissent en retour avec l’eau, l’eau déborde aussi régulièrement des dispositifs qui essayent de la découper, et elle peut alors imposer un nouveau script à l’action collective ou publique. Cette recherche porte sur l’articulation entre milieux, savoirs et pouvoirs. Elle s’intéresse plus spécifiquement aux relations entre savoirs et action publique dans le domaine de l’eau, en tant que forme de catégorisation particulière de la nature qui articule légitimation, compromis, essentialisation et contestations. Elle mobilise et discute des approches issues de la Political ecology et des Science studies, travaillées sur quatre objets. Le premier concerne l’eau au prisme de sa capacité de transport avec une perspective historique, dans les sud-ouest de la France et de l’Espagne. Nous questionnons ici les articulations entre la construction d’infrastructures et de catégories administratives. Le deuxième correspond aux indicateurs du manque d’eau à l’échelle mondiale depuis les années 1970. Nous proposons alors une périodisation des luttes paradigmatiques qui ont été associées à la construction et à la promotion de ces indicateurs. Le troisième porte sur la mobilisation d’indicateurs et de l’analyse coûts-bénéfices dans deux cas français : le sud-ouest (pénurie) et le nord-est (pollution saline d’origine industrielle). Nous montrons en quoi ces instruments de gestion contribuent à façonner des temporalités et des spatialités de l’action publique. Le quatrième, enfin, interroge la mise à l’agenda du changement climatique en s’appuyant sur le cas des Vosges. Nous y analysons comment une telle mise à l’agenda travaille les savoirs sur l’eau et l’action publique localement. Nous montrons que les processus politiques et leurs réalisations matérielles rendent lisibles certaines dimensions de l’eau, qu’elles produisent, d’un même mouvement, des formes d’invisibilité et d’ignorance, façonnent des géographies politiques de l’eau. Nous montrons comment les savoirs interviennent aussi dans la construction de possibles politiques.
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