Recrutement des micro-hyménoptères parasitoïdes via les plantes de services pour la régulation naturelle des chenilles défoliatrices (Diaphania hyalinata L., 1767) dans les cultures de concombre (Cucumis sativus L., 1753) en Guadeloupe

Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire 17-5652868
Identifiant OAI 5652868
Auteur(s): Gumbau Margot
Mots clés Agriculture tropicale Bandes fleuries Plantes de service Innovation agricole Lutte biologique Auxiliaires Entomologie
Date de publication 01/10/2025
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
Thème
Type de ressource
Source
Droits de réutilisation

Région

Département

Commune

Description
Depuis le milieu du 20e siècle, le développement de l’agriculture intensive, basée sur des monocultures mécanisées et un usage important d’intrants chimiques (engrais, pesticides) a permis un accroissement majeur de la production agricole mondiale et de la productivité économique du travail agricole. Cependant, il est aujourd’hui établi que cette forme d’agriculture entraîne de nombreux problèmes environnementaux (pollution des sols, des eaux et de l'air, effondrement de la biodiversité) et sanitaires (pathologies cancéreuses et neurologiques, infertilité). L’agroécologie est une forme d’agriculture alternative basée sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. En s’appuyant sur l’agro-diversité cultivée, la biodiversité naturelle et en respectant le fonctionnement biologique des écosystèmes, elle valorise les savoirs paysans ancestraux et met en œuvre un ensemble cohérent de pratiques à l’échelle de l’exploitation et du paysage agricole. Si les systèmes agroécologiques sont plus respectueux de l’environnement et de la santé humaine tout en étant plus résilients aux aléas, ils n’en restent pas moins très peu développés. Afin d’accélérer la transition agroécologique, l’une des priorités scientifiques des instituts de recherche comme INRAE est de produire des connaissances et de développer des méthodes afin de concevoir des systèmes agroécologiques ayant pour objectif d’être largement adoptés par les agriculteurs. Afin de contrôler naturellement la pression des ravageurs des cultures et préserver les rendements dans les systèmes agroécologiques, la lutte biologique est un levier majeur qui vise à mobiliser des régulations naturellement offertes par des organismes vivants antagonistes appelés auxiliaires de culture. Plus spécifiquement, la lutte biologique par conservation vise à protéger, attirer et augmenter les communautés d’auxiliaires naturellement présentes dans le milieu par la modification de l’agroécosystème. Une des voies actuellement investiguée pour développer la lutte biologique par conservation est d’introduire des plantes de service au sein des exploitations agricoles afin d’attirer les auxiliaires et de leur offrir un environnement favorable (alimentation, refuges, sites de reproduction). Dans un contexte agronomique donné, développer la lutte biologique par conservation selon une telle approche pose de nombreuses questions : quels sont les préférences des agriculteurs dans la sélection des plantes de services et leur modalité d’intégration au sein des exploitations ? Quels auxiliaires mobiliser et quelles plantes de service utiliser pour les attirer ? Quelle serait, in fine, l’efficacité de la régulation biologique du ravageur en conditions réelles ?Dans la thèse de doctorat présentée dans ce mémoire, nous proposons et appliquons une méthode pour répondre à ces questions en Guadeloupe, contexte tropical insulaire où l’autonomie alimentaire est faible et la pression des ravageurs est forte et constante. Plus précisément nous avons évalué les possibilités de recrutement de micro-hyménoptères parasitoïdes naturellement présents dans l’environnement par des plantes de service locales pour la régulation des chenilles défoliatrices (Diaphania hyalinata L., 1767) dans les cultures de concombre (Cucumis sativus L., 1753). Pour répondre à cette problématique, notre ensemble méthodologique se décline en cinq étapes : 1) la réalisation d'une enquête socio-économique auprès des maraîchers locaux afin d’évaluer ex ante leur intérêt pour la lutte biologique et comprendre leurs préférences et contraintes à l’adoption, 2) l’évaluation d'espèces végétales locales pour leur capacité à attirer des communautés de parasitoïdes, 3) la mise en évidence d’espèces de parasitoïdes localement associées à D. hyalinata et 4-5) l'évaluation dans des parcelles agricoles, en station expérimentale puis chez les agriculteurs, de l'intégration d’une bande fleurie,

0

Consultations

0

Téléchargements