Document généré le 30/05/2026 depuis l'adresse: https://www.documentation.eauetbiodiversite.fr/fr/notice/rapport-technique-2025-du-projet-cogemimi-visant-a-renforcer-la-conservation-du-moqueur-gorge-blanche-ramphocinclus-brachyurus-vieillot-1818-par-la-gestion-de-ses-predateurs-
Rapport technique 2025 du projet COGEMIMI visant à renforcer la conservation du moqueur gorge blanche Ramphocinclus brachyurus (Vieillot, 1818) par la gestion de ses prédateurs
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-5551331
Identifiant OAI
5551331
Notice source
https://ofb.hal.science/hal-05551331v1
Auteur(s):
Maillard Jean-François,Tableau Adrien,Pisanu Benoît,Helies Jean-Marie,Rateau Fabian,Grelot Mitsiou,Paris Adélie,Veron Géraldine,Villers Alexandre
Mots clés
Espèces exotiques envahissantes
Espèces endémiques
Espèces menacées
Martinique
Date de publication
01/03/2026
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
Thème
Type de ressource
Source
Droits de réutilisation
Région
Département
Commune
Description
Le projet COGEMIMI vise à renforcer la conservation du Moqueur à Gorge Blanche (Ramphocinclus brachyurus), espèce endémique de la Martinique classée en danger et uniquement présente dans les forêts sèches de la presqu’île de la Caravelle. Parmi les menaces principales figurent la prédation par des mammifères exotiques envahissants, notamment le Rat noir (Rattus rattus), l’Opossum commun (Didelphis marsupialis) et la Petite mangouste indienne (Urva auropunctata). Porté par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), le projet se déroule pour sa phase d’acquisition des connaissances sur la période 2023-2027. Il vise à (i) identifier les principaux prédateurs affectant la reproduction du moqueur, (ii) caractériser leur écologie spatiale et leurs densités, et (iii) proposer des stratégies de gestion permettant de réduire la pression de prédation pour améliorer le succès reproducteur de l’espèce. La campagne de terrain 2025 s’est déroulée entre mars et avril sur deux sites de forêt sèche de la presqu’île de la Caravelle : Pointe Rouge et Morne Pavillon. Plusieurs protocoles complémentaires ont été mis en œuvre afin d’étudier les populations de prédateurs. La capture des mangoustes a été réalisée à l’aide de cages-pièges et 25 d’entre-elles ont été équipées d’un colliers GPS. Le suivi des animaux a permis d’enregistrer des localisations diurnes toutes les 30 minutes et pour certaines tranches toutes les 5 minutes en vue d’estimer leurs domaines vitaux et leurs mouvements. Les variations de leurs activités ont également été enregistrées à l’aide de capteurs d’accélérométrie. Les opérations de piégeage ont totalisé 352 jours-pièges et permis la capture de 50 mangoustes différentes, correspondant à 74 événements de capture-recapture. Parmi ces individus, 27 mâles, 22 femelles et 1 individu de sexe indéterminé ont été recensés. La majorité des individus (32) n’a été capturée qu’une seule fois, tandis que certains ont été recapturés jusqu’à cinq fois, révélant une hétérogénéité comportementale marquée dans la capturabilité. Au total, 25 mangoustes ont été équipées de colliers GPS, dont 20 individus (16 femelles et 4 mâles) ont fourni des données exploitables pour l’analyse spatiale. Le suivi a duré en moyenne 50 ± 6 jours par individu (range : 51–554). L’analyse des variogrammes indique une autocorrélation spatiale atteignant un plateau au bout d’environ 4 heures, suggérant des individus relativement résidents. Le suivi GPS des 20 mangoustes équipées a permis d’estimer la taille de leurs domaines vitaux à l’aide de la méthode wAKDE (weighted Autocorrelated Kernel Density Estimation), prenant en compte l’autocorrélation spatio-temporelle des localisations. Les résultats montrent que le domaine vital moyen des femelles (n=16) est de 11 ha, avec une variabilité individuelle comprise entre 2,9 et 23 ha. À l’inverse, les mâles (n = 4) présentent des domaines vitaux nettement plus étendus allant de 35 et 72 ha. Ces résultats apportent des éléments utiles pour le calibrage des opérations de gestion de la Petite mangouste indienne et souligne notamment la nécessité de maintenir les dispositifs de contrôle sur des périodes prolongées, afin de capturer les individus les plus méfiants. Cette campagne sera complétée par une nouvelle campagne en 2026 dédiée à la pose de colliers GPS chez l’Opossum commun et le suivi de nids de Moqueurs gorge blanche.
Accès aux documents
0
Consultations
0
Téléchargements