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Quantification des services de lutte contre les ravageurs fournis par les communautés multi-taxonomiques de prédateurs d'arthropodes du sol en milieu agricole
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-5616101
Identifiant OAI
5616101
Notice source
https://theses.hal.science/tel-05616101v1
Auteur(s):
Maurey Eugène
Mots clés
Traits fonctionnels
Agroécologie
Service écosystémique
Prédation
Écologie du paysage
Écologie des communautés
Date de publication
29/09/2025
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
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Langue
Thème
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Région
Département
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Description
Réduire l'usage des pesticides pour réguler les populations de ravageurs constitue un enjeu majeur pour la protection de la biodiversité et de la santé humaine. Une piste prometteuse consiste à réguler ces populations non-pas par des intrants chimiques, mais par leurs ennemis naturels, déjà présents dans les agroécosystèmes. Ce processus est désigné sous le terme de régulation naturelle des ravageurs. Ces ennemis naturels regroupent une large diversité de groupes taxonomiques, notamment les arthropodes prédateurs épigés comme les Carabes, les Araignées ou les Chilopodes. Pour favoriser le service de régulation fourni par ces communautés, il est essentiel d'améliorer notre compréhension de ce service, des facteurs de variation et des moyens de le quantifier. Une approche prometteuse pour évaluer la régulation naturelle exercée par les arthropodes prédateurs épigés consiste à décrire la structure de leurs communautés à travers des traits fonctionnels liés à la prédation. Cependant, un défi majeur réside dans l'absence d'un trait fonctionnel commun directement lié à la prédation et applicable à l'ensemble des taxons concernés. Pour surmonter cette limite, nous avons recensé les traits liés à la prédation chez les principaux groupes taxonomiques d'arthropodes prédateurs du sol, et proposé la taille corporelle comme proxy fonctionnel en raison de sa relation constante avec la prédation. À partir de la taille corporelle, nous avons estimé le potentiel de prédation de communautés à travers les relations connues entre la taille des prédateurs et celle de leurs proies. Bien que la taille corporelle se soit révélée informative, nos résultats ont également mis en évidence ses limites. Ce trait ne suffit pas à lui seul à refléter la complexité du processus de prédation, influencé par le contexte écologique voir des biais méthodologiques. De plus, cette focalisation sur la taille traduit un manque de données empiriques sur d'autres traits clés liés à la prédation. Pour évaluer la pertinence de notre approche, nous l'avons comparée à une méthode de référence basée sur la modélisation des flux d'énergie dans les réseaux trophiques. Notre approche descriptive, fondée sur la taille corporelle, a permis de prédire correctement les flux de prédation au sein des communautés. Cependant, nous avons également observé que la régulation naturelle ne dépend pas uniquement de la prédation. D'autres processus écologiques, indépendants des communautés de prédateurs, y contribuent aussi. Cela remet en question l'idée que la prédation suffit à représenter l'ensemble du service de régulation. Enfin, nous avons étudié l'influence de la structure paysagère sur la prédation. L'analyse des relations entre les variables paysagères et la fonction de prédation a révélé peu d'effet, alors que la composition taxonomique des communautés répondait plus clairement aux éléments du paysage. Cela suggère que, si la taille corporelle permet d'anticiper la prédation, elle ne reflète pas la manière dont les communautés réagissent aux filtres environnementaux à l'échelle du paysage. De plus, l'analyse de communautés multi-taxonomiques reste complexe, les réponses pouvant différer entre groupes, rendant difficile la détection d'un signal commun. Ainsi, la taille corporelle seule semble insuffisante pour détecter les effets du paysage sur la régulation naturelle. Ce travail de thèse met en lumière le potentiel et les limites d'une approche fonctionnelle pour analyser la régulation des ravageurs par les arthropodes prédateurs épigés. Si la taille corporelle constitue un point de départ utile, les recherches futures devraient développer des cadres multi-traits combinant traits d'effet et traits de réponse. De telles approches offriraient une compréhension plus robuste et mécaniste des fonctions écologiques et de leur relation à la structure du paysage, contribuant in fine à une gestion plus efficace de la régulation naturelle en agriculture.
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