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Panorama des caractéristiques d'exploitation des ressources halieutiques par la flotte de pêche française en Manche
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Amure
Identifiant documentaire
9-14702
Identifiant OAI
oai:archimer.ifremer.fr:14702
Auteur(s):
Phelippe, Damaris,Daures, Fabienne,Le Gallic, Bertrand
Mots clés
Date de publication
15/01/2011
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
fre
Thème
Type de ressource
Source
Les Publications Amure. Série Rapport (1951-6428) (Amure), 2011-01-15 , N. R-19-2011 , P. 194p.
Droits de réutilisation
2011 UBO, Ifremer, AMURE
Région
Département
Commune
Description
Cette étude s’inscrit dans le troisième volet du projet Interreg IVa Charm. Celui-ci consiste à réaliser un Atlas des Habitats des Ressources Marines de la Manche. Il s’agit d’un outil d’aide à la décision pour les collectivités, permettant de prendre en compte la complexité du monde marin afin d’aider à la gestion des ressources vivantes marines, et à la planification de certains aménagements en évaluant leurs conséquences sur ces ressources. La Manche sépare la Grande-Bretagne de la France, pays soumis à des directives internationales, communautaires et propres à chaque pays. Il est donc important que ces deux pays aient une vision commune de la protection, de l’utilisation des ressources et les conséquences qu’elles impliquent. Le premier volet du projet se focalisait sur le détroit du Pas-de-Calais (2003-2005), le deuxième sur la Manche orientale (2006-2008), le troisième volet aujourd’hui se concentre sur la Manche dans sa globalité et une partie de la Mer du Nord (2009-2012). Outre la zone d’étude qui s’élargit, d’autres aspects sont pris en compte notamment l’impact de l’économie sur les ressources. En effet, l’économie, principalement par le biais de différents marchés (biens, travail, …), influence l’intensité de pêche qui impacte indubitablement sur les ressources. L’attrait de la Manche n’est pas nouveau, des travaux ont été réalisés dans les années 1990 et début 2000. Ainsi, Tétard, Boon et al. (1995) ont observé pour des pays exploitant la Manche (Grande- Bretagne, Iles Anglo-Normandes, Belgique et France), les métiers pratiqués dans la zone, c’est-à-dire, les engins et les espèces cibles, ainsi que les caractéristiques des navires qui les pratiquent. Ces données ont été exploitées par une modélisation bioéconomique des interactions techniques des flottilles de la Manche (Le Gallic, 2001) pour aider à la gestion des systèmes complexes de ressources communes renouvelables par le biais de modèle de simulation. En 2003, un atlas des pêcheries de la Manche a été réalisé (Guitton et al., 2003). Ces dernières années, le secteur de la pêche en Manche a subi de nombreux chocs, notamment par la mise en place de plans de gestion tels que l’adoption en février 2004 des plans de reconstitution des stocks de cabillaud en Manche orientale, de merlu en avril 2004, et du plan pluriannuel pour le stock de sole de la Manche occidentale en mai 20071. De plus, des invasions biologiques ont été notées, comme c’est par exemple le cas pour la prolifération de la crépidule en baie de Saint Brieuc, qui gêne le développement de la coquille Saint Jacques. Sans oublier l’envolée du prix du pétrole, intrant indispensable à la pêche, avec plus de 84 euros le baril durant l’été 2008 (Brent « daté », INSEE 2009). Ces chocs ne sont sûrement pas restés sans conséquence au niveau des stratégies de production des différentes flottilles de la Manche. Dans l’avenir des changements sont aussi à prévoir, avec les projets de parcs éoliens entraînant une baisse des zones d'exploitation des engins « traînants1 ». L’objectif de ce rapport est d’identifier les pressions exercées par les navires de pêche opérant en Manche, ainsi que leurs dynamiques. Dans cette perspective, il nous faut dans un premier temps identifier et définir les navires exerçant une activité dans la Manche, puis caractériser les activités de ces navires par métier, flottilles et espèce. On observera finalement les dynamiques des pressions exercées. Nous nous arrêterons dans cette étude sur l’observation annuelle de la dynamique des flottilles de 2000 à 2008, préalablement définies selon une typologie nôtre. Nous nous sommes basés sur un travail similaire réalisé sur le Golfe de Gascogne sur la période 2000 à 2006 (Daurès et al., 2009).
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