Origine de la sismicité observée dans le bassin houiller abandonné de Gardanne et son lien avec l’ennoyage des travaux miniers

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Identifiant documentaire 8-3367922
Identifiant OAI 3367922
Auteur(s): Namjesnik Dalija
Mots clés Mécanisme de déclenchement Multiplets et répéteurs Détection et localisation Origine de la sismicité Microsismicité induite Mine abandonnée et ennoyée Après mine
Date de publication 29/06/2021
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La fermeture des mines et la gestion post-minière constituent aujourd’hui un défi majeur car les problèmes engendrés peuvent impacter grandement la sécurité publique. Lorsque les mines sont abandonnées, les systèmes de pompage des eaux souterraines sont généralement arrêtés et l’eau qui remplit progressivement les vides peut affecter la stabilité mécanique des structures souterraines. En général, les mécanismes de la sismicité observée dans les districts post-miniers inondés sont mal compris. Cette thèse porte sur l’étude de la sismicité enregistrée à la suite de l’ennoyage de l’ancien bassin houiller de Gardanne, en Provence, fermée en 2003, qui connaît des problèmes importants de sismicité post-minière. La distribution spatio-temporelle des événements sismiques suggère un lien avec les épisodes de précipitations intenses ainsi qu’avec le pompage actif. La connaissance de l’origine et des mécanismes de déclenchement de l’activité sismique est la clé pour l’évaluation des risques sismiques de l’ensemble du bassin de Gardanne. Les travaux de thèse ont porté sur des questions liées à l’identification précise de l’origine de la source sismique en évaluant deux hypothèses, à la détermination du mécanisme derrière la sismicité, et le lien entre la sismicité et le système hydrogéologique, et en améliorant la détection et la localisation de la microsismicité avec un réseau clairsemé. La nouvelle méthodologie de détection et de localisation développée adapte la méthode BTBB (Poiata) basée sur la forme d’onde complète en surmontant les défis du réseau de surveillance sismique clairsemé, et inclut une nouvelle approche d’élimination du bruit de l’ensemble des données continues ainsi qu’un système de classification basé sur la qualité de la localisation. Un comportement sismique sous forme de clusters a été mis en évidence par le nouveau catalogue sismique 2014-2017, qui a ensuite fait l’objet d’une analyse plus approfondie. L’ensemble des résultats sont en faveur de l’origine des sources sismiques sur la faille en dessous de la mine. Les caractéristiques spatio-temporelles des événements sismiques et les occurrences de multiplets/répéteurs ont fourni une image plus claire des structures géologiques actives et ont permis une interprétation préliminaire des mécanismes de déclenchement possible, basée sur la comparaison avec les données hydrologiques. Malgré la compréhension générale du mécanisme de la sismicité, la magnitude maximale des événements qui peuvent être déclenchés est actuellement difficile à quantifier et à prévoir en raison des limites des données disponibles. En tant que perspective et dans le but de mieux comprendre le risque sismique, des observations plus précises de la sismicité, des paramètres mécaniques et des changements de niveau d’eau dans la zone sismique active sont nécessaires pour améliorer la compréhension de ces facteurs et de leur interconnexion.

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