Les tourbières de la vallée de la Somme : trajectoires entre contrôle climatique et influence anthropique depuis le Tardiglaciaire

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Identifiant documentaire 6-96900
Identifiant OAI oai:reseau-cen-doc.org:96900
Auteur(s): GARCIA, Chloé,Université de Picardie Jules Verne
Mots clés vallée de la Somme Hauts-de-France tourbière alcaline Fleuve Holocène anthropologie
Date de publication 01/01/2024
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Date de dépôt légal
Langue fra
Thème
Type de ressource Mémoire/Thèse
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Région

Hauts-de-France

Département

Commune

Description
"Les tourbes alluviales alcalines du bassin de la Somme, parmi les plus vastes d’Europe du nord-ouest, présentent des épaisseurs importantes (>10 m), constituant un réservoir crucial de carbone organique, d’eau, et d’archives de la paléobiodiversité. Cette thèse vise à identifier les facteurs favorisant ou limitant l'accumulation de tourbe depuis la dernière période glaciaire (≈14 000 ans), et à préciser les changements paléoenvironnementaux en relation avec l'évolution morphodynamique de la Somme. En utilisant une approche pluridisciplinaire, alliant données de terrain (120 sondages), analyses en laboratoire et datations radiocarbone, deux transects stratigraphiques représentatifs des moyenne et haute vallées de la Somme ont été étudiés. Les différences d'accumulation sédimentaire et de conservation ont été caractérisées. Les processus géomorphologiques et leur chronologie ont été précisés grâce à l'analyse de la stratigraphie, de la sédimentologie et de la géochimie. L'intégration de bio-indicateurs tels que les pollens et les macrofossiles végétaux fournit des informations sur le couvert végétal, le climat et les activités humaines pendant l'Holocène. Plusieurs phases d'accumulation de tourbe ont été identifiées : i) Au Tardiglaciaire, la turfigénèse a commencé dans les anciens chenaux tressés de la fin du Pléniglaciaire, favorisée par un réchauffement climatique rapide et des précipitations accrues caractéristiques des interstades Bølling et Allerød. Le Dryas récent marque la fin de cette période par le dépôt d’épaisses alluvions carbonatées. ii) Au début de l'Holocène, l'augmentation des températures et des précipitations favorise le développement végétal, stabilisant le paysage et limitant l'érosion. Après avoir colmaté progressivement le lit du chenal principal, la tourbe s’accumule sur l’ensemble du fond de vallée. iii) Durant la seconde moitié de l'Holocène, les réponses aux perturbations climatiques et anthropiques vont différer dans le bassin. La réactivation de la dynamique fluviale provoque l’incision d’un grand chenal à méandres. Dans la Haute-vallée, ce chenal est à colmatage limoneux, après une pause de la turfigénèse (1 600 ans), l’accumulation de tourbe reprend à la fin de l’âge du Bronze. Cette tourbe à accumulation rapide est interstratifiée à des limons carbonatés. La plus récente tourbe qui soit conservée date de la fin du Moyen-Âge. En moyenne vallée, le chenal à colmatage de tuf calcaire croît jusqu’à l’âge du Bronze, parallèlement à l’accumulation probable de tourbe (dernière tourbe conservée datée à 7 300 cal BP). Par la suite la baisse des niveaux d’eau, les activités humaines (aménagements hydrauliques, extraction) entrainent la dégradation des tourbes. Dans un contexte de changement climatique et de dégradation des tourbières, la compréhension des processus de formation/dégradation des tourbes de la vallée de la Somme apporte un éclairage essentiel à la gestion à long terme de ces écosystèmes." (Résumé)
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Les tourbières de la vallée de la Somme : trajectoires entre contrôle climatique et influence anthropique depuis le Tardiglaciaire
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