Les indicateurs économiques dans le secteur des pêches maritimes. Analyse comparative des données comptables et d'enquête

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Éditeur(s) Amure
Identifiant documentaire 9-13234
Identifiant OAI oai:archimer.ifremer.fr:13234
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Auteur(s): Le Corre, Lanwenn,Daures, Fabienne,Le Floc'H, Pascal,Guyader, Olivier,Brigaudeau, Cecile,Van Iseghem, Sylvie
Mots clés
Date de publication 01/09/2010
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Langue fre
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Source Les Publications Amure. Série Rapport (1951-6428) (Amure), 2010-09 , N. R-17-2010 , P. 58p.
Droits de réutilisation 2010 Ifremer / UBO

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Le rapport présente les résultats d’un travail méthodologique de comparaison de deux sources de données pour la production d’indicateurs économiques dans le secteur des pêches maritimes. Les résultats sont produits sur la base d’un échantillon commun de navires immatriculés en Bretagne sur la période de 2002 à 2007. Les données disponibles sont collectées par voie d’enquête auprès des pêcheurs et par voie comptable auprès des centres de gestion à la pêche artisanale. L’Ifremer, à travers son système d’information halieutique (SIH), organise le suivi de l’activité des navires, leur production par espèce et leur situation économique, par le biais d’enquêtes directes auprès des pecheurs. L’Observatoire Economique Régional des Pêches de Bretagne reçoit des centres de gestion des données de type comptable. Dans un secteur où il est difficile d’avoir accès à de l’information économique par des sources conventionnelles de type INSEE, et où la diversité des exploitations et des activités requiert une couverture statistique conséquente, il est apparu pertinent de vérifier la possibilité de rapprocher deux sources de données différentes pour des objectifs : (1) de validation croisée des données collectées, (2) de production d’indicateurs par combinaison de ces deux sources. La méthode consiste à comparer des indicateurs de performance économique dans le cadre du cycle d’exploitation (hors prise en compte du capital fixe et de ses coûts associés) : valeur des productions débarquées, valeur ajoutée brute et excédent brut d’exploitation. Ces principaux soldes intermédiaires de gestion dans la courte période (valeur ajoutée brute et excédent brut d’exploitation) ne souffrent pas en principe de l’absence de plan comptable spécifique à la pêche, induisant le fait que les centres de gestion à la pêche n’obéissent pas systématiquement aux mêmes règles d’enregistrement des coûts et revenus d’exploitation. L’exercice comparatif se poursuit à un niveau plus fin sur les différentes catégories de coûts d’exploitation. La population de référence est segmentée en cinq flottilles : navires pratiquant les arts dormants (filets, casiers, hameçons...) de plus et moins de 12 mètres, navires pratiquant les arts traînants (chalut, drague, tamis) de plus et moins de 12 mètres, et bolincheurs. Les indicateurs de performance économique sont calculés pour chaque flottille et pour chaque source. Différentes approches statistiques sont présentées pour établir le niveau de correspondance entre les deux sources de données. Les moyennes des différentes variables étudiées sont présentées en fonction de la flottille et de l’année, puis on déduit de ces moyennes un écart relatif. La présentation de ces écarts est couplée à des tests de comparaisons des moyennes puis à des tests d’homogénéité des comparaisons au niveau individuel. Finalement, la correspondance des deux sources de données économiques sur le chiffre d’affaires est très nettement établie. La correspondance est validée également sur la valeur ajoutée brute, avec cependant des écarts un peu plus importants. En revanche, la comparaison des moyennes menée à partir de l’EBE (Excédent Brut d’exploitation) aboutit au refus des tests dans la moitié des cas pour les dormants de moins de 12 m et les traînants de plus de 12 mètres. C’est à ce niveau de performance que jouent pleinement les particularités institutionnelles du secteur (système du salaire à la part, revenu du travail et du capital confondus sur les petits navires). L’intensité énergétique est également prise en compte dans ce travail comparatif en décrivant l’évolution de la consommation de carburant rapportée à la production en valeur (chiffre d’affaires). Les tests de comparaison des moyennes sont acceptés dans la grande majorité des cas examinés. Enfin, le cumul des dépenses en matériel de pêche et en entretien-réparation fait l’objet du dernier point du rapport. Ces deux comptes de charges peuvent, dans certaines limites, être considérées comme une proxy du flux d’investissement. Le résultat le plus significatif concerne les traînants de plus de 12 mètres. L’acceptation du test est systématique de 2003 à 2007. Or, ce même test est refusé dans la majorité des cas quand sont traités séparément les dépenses de matériel et d’entretien-réparation. Les résultats issus de ce rapport méritent donc une attention particulière pour deux raisons. Ce rapport valide les travaux antérieurs de comparaison des indicateurs de performance économique à partir de sources différentes (Boncoeur et al., 2004 ; Le Floc’h et al., 2008b) et ce, pour un échantillon commun de navires sur plusieurs années. Il s’agit donc d’un exercice novateur dans le cadre des pêcheries. Le second intérêt met en lumière le caractère prospectif de cet exercice. En effet, l’accès aux données économiques individuelles des entreprises de pêche est rarement offert à partir des deux méthodes présentées ici. Ainsi, tout utilisateur d’informations recueillies par voie d’enquête pourra se reporter aux observations relevées dans ce rapport pour rappeler au lecteur non initié quelles sont les limites d’une telle méthode. De la même façon, l’exploitation exclusive de données comptables à la pêche doit être accompagnée d’informations rappelant les particularités du monde de la pêche (salaire à la part, biens durables non soumis à l’amortissement et réciproquement) dont la reproduction dans les comptabilités est parfois mal adaptée.

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