LES FONCTIONS HYDROLOGIQUES, BIOGEOCHIMIQUES ET BIOLOGIQUES DES ZONES HUMIDES

Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s) Fanny Fontanel,François Chambaud
Éditeur(s) Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse
Identifiant documentaire 29-2550
Identifiant OAI oai:base-documentaire.pole-tropical.org:2550
Auteur(s): Anne Rapin
Mots clés HYDROLOGIE GEOCHIMIE BIOLOGIE CONNAISSANCE DU RISQUE ETUDE DE MILIEU ANALYSE BIOLOGIQUE
Date de publication 15/04/2026
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue fra
Thème
Type de ressource
Source
Droits de réutilisation

Région

Département

Commune

Description
Même si les zones humides ont été les premiers milieux naturels à faire l’objet d’une convention internationale de protection adoptée en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar, même si ces milieux longtemps mal perçus ont depuis fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques, et malgré des assertions reprises dans nombre de publications, des questions paraissent encore sans réponse scientifiquement établie et des incertitudes demeurent parfois sur les effets attendus d’opérations de gestion ou de restauration. Par exemple : jouent-elles vraiment un rôle d’éponges susceptibles d’atténuer les crues puis de soutenir les débits d’étiage ? Sont-elles des écosystèmes capables de stocker de grandes quantités de carbone ou, au contraire, peuvent-elles émettre, dans certaines conditions, des gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane) ? Ces controverses sur leurs fonctions et les services susceptibles d’être rendus par les zones humides résultent notamment de leur diversité et de la complexité de leur fonctionnement. En effet, la dénomination de zones humides regroupe une grande variété de milieux : depuis les tourbières d’altitude jusqu’aux bordures des lagunes, marais littoraux aux eaux plus ou moins salées, en passant par les annexes fluviales des plaines alluviales, les forêts riveraines, les prairies humides, les étangs, les bords de lacs. Ce sont quasiment tous les types de zones humides qui sont présents dans les bassins Rhône-Méditerranée et de Corse. Situées dans des environnements très différents, d’origines très diverses, elles diffèrent donc aussi par leurs modes de fonctionnement et offrent une multitude de conditions d’habitat à des biodiversités végétales, animales mais aussi microbiennes. Dans le but d’éclairer les gestionnaires, les maîtres d’ouvrage, les élus, et d’élaborer un argumentaire en faveur de l’intérêt de la préservation et de la restauration des zones humides, ce document propose un bilan actualisé des connaissances du fonctionnement de ces écosystèmes en réalisant une synthèse des résultats de recherches à partir des revues scientifiques internationales ainsi que des retours d’expériences de restaurations. Afin de comprendre les processus et mécanismes internes aux écosystèmes, il est nécessaire d’analyser ces processus en disséquant ces écosystèmes puis en classant ces processus en fonctions hydrologiques, biogéochimiques et biologiques. Mais il est tout aussi nécessaire de bien garder à l’esprit que chaque zone humide est un système complexe dans lequel tous ces processus interfèrent les uns avec les autres, en se déroulant à différentes échelles spatiales et temporelles, comme le montre le dernier chapitre à l’aide d’exemples concrets.

0

Consultations

0

Téléchargements