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Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
25-3180854
Identifiant OAI
3180854
Notice source
https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-03180854v1
Auteur(s):
Rome Quentin,Perrard Adrien,Muller Franck,Fontaine Colin,Quilès Adrien,Zuccon Dario,Villemant Claire
Mots clés
Yellow-legged hornet
Invasive alien species
Predation
Honeybees
Diet
Date de publication
14/02/2021
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
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Description
Pour comprendre l’impact d’une espèce prédatrice exotique et envahissante, il faut disposer de données sur son régime alimentaire. Vespa velutina Lepeletier, 1836 est un prédateur bien connu des abeilles domestiques, accidentellement introduit en France avant 2004 et qui colonise, depuis, le continent européen. Malgré de nombreuses études et son impact reconnu sur les activités apicoles, il existe très peu de données sur son régime alimentaire dans les régions envahies d’Europe. Pour combler cette lacune, nous avons suivi seize nids dans le sud-ouest de la France entre 2008 et 2010. En combinant des approches morphologiques et moléculaires (barcode), nous avons identifié 2151 boulettes de proies et démontré que V. velutina se comporte comme un prédateur généraliste, chassant des abeilles domestiques (38.1 %), des mouches (29.9 %) et des guêpes sociales (19.7 %), ainsi qu’un large spectre d’autres animaux (pas moins de 159 espèces identifiées). Le spectre de proies varie selon l’environnement du nid ; les colonies urbaines chassant plus d’abeilles domestiques et les forestières plus de guêpes sociales. L’intensité de la prédation atteint son maximum début octobre. En comparant le poids sec des boulettes de proies avec celui des larves de V. velutina et en tenant compte de la dynamique de la colonie, nous avons estimé qu’une seule colonie de frelon pouvait consommer en moyenne 11,32 kg de biomasse d’insectes en une saison. Dans l’ensemble, nos résultats suggèrent que V. velutina est un prédateur opportuniste, ciblant surtout les proies localement abondantes. Bien que cette espèce puisse avoir un impact sur les abeilles domestiques, son comportement généraliste et opportuniste sur les insectes abondants suggère un impact limité sur les espèces sauvages. Alors que, par ailleurs, les tentatives de gestion de cette espèce à l’aide de pièges non sélectifs ont un impact beaucoup plus important sur l’entomofaune sauvage et domestiquée que le frelon lui-même.
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