Le lagon corallien comme environnement aquacole de la ferme d'élevage de la tortue verte marine à l'île de La Réunion (Océan Indien)

Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s) Office de l'eau Réunion
Identifiant documentaire 28-28974013600014-01411
Identifiant OAI oai:eaureunion.fr:28974013600014-01411
Notice source
Auteur(s): Le Gall J-Y,Fesquet J-M
Mots clés oceans, biota, amenagement littoral, recif corallien, impact environnement, aquaculture, ferme marine, matiere suspension, propriete physicochimique, qualite eau, sel nutritif, hydrodynamisme, bassin elevage, hydrologie marine, tortue, pression anthropique, ile de la réunion, bibliomar
Date de publication 01/01/1985
Date de création
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Date de dépôt légal
Langue FRA
Thème
Type de ressource
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Droits de réutilisation Inconnu

Région

La Réunion

Département

La Réunion

Commune

Description
La ferme d'élevage de tortue verte marine chelonia mydas de l'île de la réunion est installée en bordure d'une des formations coralliennes de l'île. le problème posé est l'intérêt du milieu corallien lagunaire comme environnement de l'aquaculture intertropicale et inversement, l'impact éventuel de ce type d'activité sur la qualité du milieu corallien. en 1983/1985, le cheptel de la ferme est constitué de l'ordre de 2000 tortues âgées de 1 à 3 années, soit une biomasse de l'ordre de 60 tonnes répartis dans 1200 m3 de bassins construits à terre en béton. le renouvellement de l'eau de mer pompée dans le lagon est de 750 m3/heure. la quantité l'aliment fourni sous forme de granulés (45% de protéines) est de 300 kg/jour. les aliments non consommés par les tortues et leurs déjection produisent une charge (moyenne sur un cycle de 24 h) dans l'émissaire de 7 g/m3 de mes, 1.5 g/ m3 d'azote total, soit un équivalent habitant au sens des mes, de 1500 personnes humaines. l'implantation de cette ferme dans un contexte corallien est extrêmement efficace au sens hydraulique aquacole. en amont de 1a ferme l'eau pompée dans un petit lagon (dont le volume a été évalué à 45 000-110 000 m3 selon la marée et la houle) est suroxygénée et réchauffée, facteurs très favorables. en aval de la ferme, l'émissaire est placé dans la passe de décharge de ce même lagon où un courant de 0.5 à 2 m/s (selon la houle) entraîne une dilution de l'effluent dans ta baie, en dehors du lagon. la dilution calculée par colorimétrie est de l'ordre de 1.106 sur un parcours linéaire de 500 m. le volume de dilution de la baie de st leu (à l'échelle de 100 millions de km3 pour la couche suprathermoclinale) est animé d'un courant alternatif de marée dont la résiduelle journalière donne un transit de l'ensemble du volume l'accent de 10 cm/s. il en résulte que là minéralisation de la matière organique produite à l'effluent est réalisée très rapidement, donnant des teneurs de no2 = 0.08 µmole/l à 800 m de l'émissaire. la très forte dilution et la courantologie de la baie est telle que la probabilité de retour d'une particule d'eau dans le système lagon-ferme est pratiquement nulle.

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