Hydrodynamique sédimentaire sur le plateau insulaire de la Martinique

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Producteur
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Éditeur(s) Université Bordeaux 1
Identifiant documentaire 9-21587
Identifiant OAI oai:archimer.ifremer.fr:21587
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Auteur(s): Durand, Francoise
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Date de publication 01/01/1996
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Les formations superficielles du plateau insulaire de la Martinique ont été cartographiées à l'aide de données acquises par l'utilisation de techniques complémentaires telles que le sonar à balayage latéral, les photographies sous-marines et les prélèvements à la benne. Ces formations sont constituées par des éléments carbonatés provenant du démantèlement des formations coralliennes actuelles et fossiles et d'éléments volcaniques transportés jusqu'à la mer par voies aérienne et fluviatile. Parmi les structures sédimentaires repérées dans les sables grossiers à très grossiers et dans les graviers, les plus significatives sont des mégarides symétriques, situées entre 20 et 60 m de profondeur. Elles présentent une hauteur comprise entre 0,20 et 0,60 m et une amplitude variant de 1 à 5 m. Le dépouillement des mesures de courantométrie, l'utilisation de statistiques sur les alizés, l'examen de données sur l'état de la mer et la modélisation des courants induits par les vents en période d'alizés et en période cyclonique ont abouti à la définition des caractéristiques des agents hydrodynamiques régnant sur le plateau insulaire de la Martinique. Les caractéristiques des corps sédimentaires permettent d'attribuer aux houles cycloniques plutôt qu'aux courants la responsabilité de leur formation notamment en période cyclonique. Les deux derniers cyclones les plus intenses ayant touché les côtes martiniquaises (David en 1979 et Allen en 1980) ont laissé des empreintes différentes en raison d'une intensité et d'une trajectoire différentes. Les courants de marée, les courants généraux et ceux induits par le vent occupent une place secondaire parmi les agents de remobilisation des sédiments et d'édification des mégarides.

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