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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-4880415
Identifiant OAI
4880415
Notice source
https://hal.inrae.fr/hal-04880415v1
Auteur(s):
Gosselin Frédéric,Paillet Yoan,Gosselin Marion,Durrieu Sylvie,Larrieu Laurent,Mårell Anders,Lucie Xavier,Boulanger Vincent,Debaive Nicolas,Archaux Frédéric,Bouget Christophe,Gilg Olivier,Rocquencourt Agnès,Drapier Nicolas,Dauffy-Richard Emmanuelle
Mots clés
Biodiversité forestière
Bois mort
Structure de peuplement
Degré de naturalité
Mesure de la biodiversité
Indicateur de biodiversité
Modèles statistiques bayésiens
Date de publication
30/10/2014
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Description
L'extension raisonnée du réseau de réserves forestières intégrales fait partie des mesures adoptées par la Stratégie Nationale pour la Biodiversité pour améliorer la biodiversité forestière métropolitaine française. Au regard de la littérature scientifique, la non-exploitation favoriserait une partie de la biodiversité forestière menacée par la gestion forestière traditionnelle, mais les connaissances qui sous-tendent ce choix se révèlent très partielles et souffrent de problèmes méthodologiques. D’envergure nationale, le projet « Gestion forestière, Naturalité et Biodiversité » (GNB ; http://gnb.irstea.fr) a pour objectif principal d’étudier l’impact de l’arrêt d’exploitation forestière dans le réseau des réserves forestières intégrales sur la structure des peuplements et sur la biodiversité Sur la base d’une méta-analyse et de 213 placettes installées dans 15 massifs forestiers français, nous avons analysé la réponse de 7 groupes taxonomiques à l’arrêt d’exploitation. Nous montrons d’une part que les résultats mondiaux confirment que l’exploitation affecte la richesse des taxons saproxyliques, notamment bryophytes et champignons, et que, d’autre part, cette tendance se vérifie pour le jeu de données issu du projet. Cependant, la mise en réserve en tant que telle n’est la plupart du temps pas la meilleure explication des différences entre peuplements exploités et non exploités, mais d’autres variables, liées au bois mort notamment, expliquent mieux les patrons pour ces groupes. Pour les autres taxons, la réponse est plus faible mais dépend plus de la structure du peuplement que de la mise en réserve. En termes d’appui aux politiques publiques, le projet a permis des avancées méthodologiques notamment grâce au développement de protocoles d’inventaires et de télédétection, et de méthodes statistiques. Le jeu de données acquis constitue par ailleurs un premier état des lieux de la structure forestière et de la biodiversité des réserves forestières intégrales en France, en comparaison avec des forêts exploitées. Ce dispositif pourrait ainsi servir de première base à un suivi au long cours de la biodiversité des forêts françaises.
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