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Etude de la décomposition des racines de pin d'Alep. Digue amont du barrage de Mallemort : compte rendu après l'intervention de mars 2019 et synthèse après 7 ans de décomposition
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Producteur
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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-3096149
Identifiant OAI
3096149
Notice source
https://hal.inrae.fr/hal-03096149v1
Auteur(s):
Vennetier Michel,Zanetti Caroline,Cailleret Maxime
Mots clés
Dike safety
Root decomposition
Pinus halepensis Mill
Date de publication
01/04/2019
Date de création
Date de modification
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Date de dépôt légal
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Région
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Description
Ce rapport fait le bilan, au bout de 7 années, du dispositif de suivi de la dégradation des racines de pin d’Alep enfouies fin 2011 dans le sol à proximité d’une digue en rive gauche à 2km en amont du barrage de Mallemort. Les échantillons de racines, de 20 cm de long et appartenant à 5 classes de diamètre (2 ; 3 ; 5 ; 8 et 10 cm) ont été prélevés sur les systèmes racinaires de pin d'Alep vivants extraits de la digue. Après description précise et pesée, ces fragments ont été positionnés dans des paniers en acier inoxydable et enfouis en décembre 2011 à 50 cm de profondeur, dans un matériau similaire à celui de la digue, et à proximité de celle-ci. En mars 2019, soit 7 saisons de végétation après leur enfouissement, ces échantillons de racines ont été déterrés. Après description sur place de leur état visuel de dégradation, un test de résistance à la pénétration (densité/dureté du bois) et une pesée précise (au 1/10 g), 75% des échantillons ont été immédiatement ré-enfouis avec les paniers dans les mêmes conditions. Le dernier quart des échantillons a été ramené au laboratoire pour séchage, détermination du poids et de la densité sèche, et analyses et observations complémentaires sur la dégradation du bois en profondeur. L'inspection visuelle des racines montre une dégradation importante de l’aspect extérieur des échantillons. L’écorce est totalement ou largement décollée du bois dans 90% des cas, quel que soit la taille des échantillons, et est suffisamment fragile et fissurée pour perdre des fragments ou se détacher entièrement dès qu’on les manipule. La surface du bois est également fissurée, présentant un aspect fibreux irrégulier, et a parfois perdu quelques morceaux. Cette surface est souvent envahie de mycélium blanc, ou a pris une couleur noir foncé et s’effrite. Des radicelles s’immiscent entre le bois et l’écorce de nombreux échantillons. L’évolution interne du bois est variable, mais la dégradation est suffisamment avancée dans 60% des échantillons pour que le bois n’oppose plus de résistance à la pénétration complète d’une lame de couteau, sur l’ensemble ou une partie de l’échantillon. Sur quelques échantillons, le bois n’a plus de cohérence, est devenu très mou et se délite en nombreux fragments. Neuf échantillons ont cassé en 2 parties ou plus lors de l’extraction ou des tests de pénétration, principalement des petits diamètres (2 à 5 cm), malgré les précautions prises pour éviter ce phénomène. Il n’y a pas de corrélation entre diamètre des échantillons et niveau de dégradation visuelle. La relation entre diamètre et résistance à la pénétration est faible, la seule différence en moyenne séparant les plus gros (moins dégradés) et les plus petits, qui présentent cependant chacun toute la gamme de variation. Les racines de pin d’Alep de tous diamètres présentent donc des niveaux de dégradation avancée après 7 ans passés dans le sol. Le bois de 30% des échantillons, dont certains dans toutes les classes de diamètre, ont assez perdu de cohérence ou montrent des fissures et pertes de morceaux suffisants pour devenir perméables à l’eau dans le sens longitudinal. Ils commenceraient donc à présenter un danger potentiel pour la pénétration de l’eau dans un corps de digue. De plus, la plupart ont une écorce décollée du bois, avec un espace suffisant entre bois et écorce pour permettre la circulation directe d’eau, en raison de la déformation des écorces et de la rétraction du bois dans les périodes de dessèchement du sol. Certains échantillons ayant conservé une bonne cohérence, malgré la perte de substance du bois, le dispositif doit être maintenu encore quelques années et réanalysé dans 3 à 4 ans. On devrait observer alors une désintégration du bois des échantillons actuellement les plus dégradés, et un niveau avancé de dégradation de ceux qui ont jusqu’à maintenant le mieux résisté
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