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Etude complémentaire à l'analyse rétrospective des interactions du développement des biocarburants en France avec l’évolution des marchés français et mondiaux et les changements d’affectation des sols
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Producteur
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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-2809229
Identifiant OAI
2809229
Notice source
https://hal.science/hal-01173008v1
Auteur(s):
Chakir Raja,Vermont Bruno
Mots clés
Biocarburants
CAS direct
GES
Changement d'allocation des sols
Date de publication
01/01/2013
Date de création
Date de modification
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Description
Les auteurs étudient dans ce rapport l’évolution des usages des sols, les changements d'allocation des sols et les émissions de gaz à effet de serre engendrés par le développement de quatre cultures utilisées à la fois pour des besoins alimentaires et pour la production de biocarburants (colza, tournesol, blé, betterave) sur le territoire national sur les périodes 1992-2004 et 2006-2010. L’analyse montre qu'il y a eu relativement peu d’impacts de l’évolution des surfaces de ces cultures sur les usages non agricoles (urbain, naturel, boisé). La progression des surfaces de ces quatre cultures a eu un impact principalement limité aux terres agricoles, à travers une redistribution des cultures hors jachère, une reprise sur les terres mises en jachère en 1992 ainsi que des conversions de prairies vers les terres arables. L’ampleur de ces trois types de changements d’occupation des sols varie cependant selon la culture considérée. Ainsi, la progression des surfaces totales plantées en colza, qui s’est réalisée principalement dans les zones de grandes cultures, a entraîné une réallocation des terres arables ce qui implique que cette culture a eu au final un impact faible sur les stocks de carbone. L’évolution des surfaces totales plantées en tournesol en revanche s’est faite dans des zones mixtes entre élevage et grandes cultures où l’ampleur des conversions de prairies en terres arables a été plus importante. L’impact global du tournesol sur les stocks de carbone des sols a donc été plus important. Les conversions de terres induites par ces deux cultures ne sont pas indépendantes. Même si l'expansion des surfaces de colza ne s'est pas faite directement sur les prairies, la substituabilité entre le colza et le tournesol sur le marché des huiles alimentaires a contribué de manière indirecte au retournement des prairies. Au vu du bilan global sur l'évolution des changements d'allocation des sols, la conversion des prairies en terres arables reste l'élément le plus important du développement des biocarburants en France. Le retournement des prairies au profit des cultures a des effets environnementaux à la fois en termes d'émissions de GES, de perte de biodiversité et de pollution de l'eau. Ces effets indirects doivent être pris en compte dans le bilan environnemental du développement des biocarburants.
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