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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
25-5491309
Identifiant OAI
5491309
Notice source
https://mnhn.hal.science/mnhn-05491309v1
Auteur(s):
Sagot Gabriel,Jeanmougin Martin,Muratet Audrey
Mots clés
Date de publication
01/01/2025
Date de création
Date de modification
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Région
Département
Commune
Description
L’urbanisation transforme et fragmente les habitats, entraînant un déclin de la biodiversité. Dans le même temps, les villes abritent de nombreux espaces naturels – dit verts – qui accueillent souvent une diversité d’espèces importante. Or, ces espaces voient leur composition et leur fonctionnalité fortement influencés par l’intensité des pratiques de gestion qui y sont menées. Si ces effets ont été largement étudiés en milieu agricole ou naturel, la gestion en contexte urbain, souvent assez différente, reste encore peu documentée. À partir de deux jeux de données complémentaires — le programme de science participative Florilèges et le programme de recherche EvolVille —, nous avons étudié les effets de différentes modalités de gestion (fréquence, période, type de fauche, export des résidus, pâturage) sur la diversité spécifique, la composition floristique et les traits fonctionnels des communautés végétales, en nous appuyant sur une liste de 60 espèces. Contrairement à nos attentes, la gestion n’a pas d’effet sur la richesse spécifique. En revanche, nous observons des changements dans la composition floristique, dessinant un véritable gradient de gestion : de l’absence d’intervention à des pratiques intermédiaires, puis jusqu’aux formes les plus intensives, chaque niveau étant associé à des communautés végétales distinctes. En particulier, les pratiques les plus intensives (plus de deux fauches par an) induisent une homogénéisation des communautés ainsi qu’un allongement de la durée de la période de floraison. Nous relevons aussi un effet de la période de fauche, avec une coupe précoce qui favorise les plantes vivaces et entomogames. Aucun effet du pâturage n’a pu être mis en évidence, probablement en raison d’un effectif trop faible. Nos résultats soulignent l’importance de considérer la diversité dans toutes ses dimensions — taxonomique comme fonctionnelle — et à différentes échelles spatiales pour mieux comprendre et guider la gestion des espaces verts en soulignant que la diversité des gestions favorise celle des communautés.
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