Document généré le 15/04/2026 depuis l'adresse: https://www.documentation.eauetbiodiversite.fr/fr/notice/ecologie-historique-et-conservation-de-la-biodiversite-des-forets-anciennes-dans-les-espaces-proteges-de-montagne-une-approche-multi-taxonomique
Ecologie historique et conservation de la biodiversité des forêts anciennes dans les espaces protégés de montagne : une approche multi-taxonomique
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-4199756
Identifiant OAI
4199756
Notice source
https://theses.hal.science/tel-04199756v2
Auteur(s):
Mollier Sylvain
Mots clés
Forêt de montagne
Continuité Ecologique
Conservation de la biodiversité
Usage passé du sol
Date de publication
31/05/2023
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
Thème
Type de ressource
Source
Droits de réutilisation
Région
Département
Commune
Description
En France, la surface forestière n’a cessé de diminuer jusqu’au milieu du XIXème siècle, puis a connu une augmentation rapide suite à la révolution industrielle. Ce minimum forestier marque la limite entre les "forêts anciennes" préexistantes et les "forêts récentes" installées par la suite, car il permet d’une part de supposer une longue continuité forestière antérieure et, d’autre part, d’estimer précisément les surfaces forestières passées grâce à l’existence de cartes suffisamment complètes (cadastre napoléonien et cartes d’état-major entre autres). Cette continuité temporelle des forêts anciennes induit une stabilité susceptible de favoriser la présence d’espèces particulières à faible capacité de dispersion et sensibles aux perturbations.Si la surface forestière française a quasiment doublé depuis 1850, on estime que 15 % de la forêt présente en 1840 a disparu aujourd’hui à l’échelle nationale. Malgré les recommandations de l’UICN pour protéger les forêts anciennes, les actions de conservation sont encore mal définies et relèvent du principe de précaution. Ce projet de thèse s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec cinq parcs nationaux français situés en zone de montagne (Pyrénées, Cévennes, Mercantour, Ecrins et Vanoise) qui ont déjà effectué un travail de vectorisation et de recensement des forêts anciennes sur leur territoire. Il a pour but de répondre à trois questions de recherches principales :1- Quel est le rôle des forêts anciennes pour la conservation des espèces menacées ?2- Le type d’usage ancien du sol influence-t-il la biodiversité des forêts récentes ?3- La gestion forestière impacte-t-elle la biodiversité des forêts anciennes ?La première question a été traitée à l’aide d’une analyse statistique des données naturalistes collectées par différents réseaux d’observateurs dans les aires d’adhésion des cinq parcs nationaux de la zone d’étude. Ce travail a montré que les spermaphytes, les ptéridophytes, les bryophytes et les coléoptères forestiers menacés répondaient davantage à la surface de forêt historique qu’à la surface de forêt actuelle, mettant ainsi en évidence un délai de réponse aux modifications du paysage de 150 ans. Le second volet a été traité à l’aide de relevés botaniques réalisés dans les forêts du parc national de la Vanoise sur quatre types d’usage ancien : la forêt, la pâture, la prairie de fauche et la culture. Cette étude a mis en évidence une absence de différence des conditions édaphiques entre les forêts anciennes et les forêts récentes développées sur d’anciennes pâtures et prairies de fauche tandis que les forêts situées sur d’anciennes cultures présentaient des sols plus riches. D’autre part, les différences de composition taxonomique et fonctionnelle des communautés végétales du sous-bois étaient aussi plus faibles entre les forêts anciennes et les anciennes pâtures qu’entre les forêts anciennes et les anciennes cultures. Enfin, le troisième volet a été traité à l’aide de relevés de communautés de champignons par métabarcoding dans les forêts publiques de Vanoise présentant un gradient de durée écoulée depuis la dernière exploitation de plus de 1 à 75 ans. Cette étude a montré que la gestion sylvicole peu intensive des forêts de Vanoise était peu impactante sur la biodiversité des champignons du sol et confirme les faibles traces laissées à long terme par le pâturage dans les forêts récentes.Ce travail met donc en lumière l’importance des forêts anciennes pour la conservation de la biodiversité, notamment des espèces forestières, mais souligne également que le type d’usage ancien du sol est important à considérer en forêts récentes. Les anciennes pâtures en particulier, qui représentent une part importante des forêts récentes dans les zones de montagne, ont un impact plus faible que les autres usages.
Accès aux documents
0
Consultations
0
Téléchargements