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Diversité des enjeux écologiques marins en France hexagonale et Corse : spatialisation et contribution à la stratégie nationale pour les aires protégées
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Producteur
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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
25-5633538
Identifiant OAI
5633538
Notice source
https://hal.science/hal-05628180v1
Auteur(s):
de Bettignies Thibaut,Maniel Grégoire,André Laure Vaitiare,Acou Anthony,Chabrolle Antoine,Girard Alexandre,Goberville Éric,Guichard Benjamin,La Rivière Marie,Poupart Timothée,Vincent Dorothée
Mots clés
Hotspot de biodiversité
Mégafaune marine
Habitats marins
Politique publique
Priorisation spatiale
SNAP 2030
Zone de protection forte
Date de publication
20/05/2026
Date de création
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Description
Cette étude s'inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP) 2030, qui vise à protéger 30% des espaces maritimes français, dont un tiers sous protection forte. L’objectif principal est de proposer un protocole d'identification de zone de biodiversité marine justifiant un effort de conservation particulier (zones prioritéaires). Qualifiées de « hotspots », la définition de ces zones vise à fournir un outil d'aide à la décision pour la planification spatiale et la création de Zones de Protection Forte (ZPF) en France hexagonale et en Corse. La démarche adoptée se base sur la diversité des enjeux écologiques d’intérêt pour les politiques publiques en mer, à savoir les espèces mobiles (mammifères marins, oiseaux marins, tortues marines et poissons/agnathes amphihalins) et les habitats marins listés, sans intégrer les pressions anthropiques. Sur le plan méthodologique, l'analyse repose sur des données issues principalement, pour la mégafaune marine, de modèles de distribution d'espèces, standardisées et binarisées en « présence/absence » afin de calculer des indices de richesse taxonomique et, pour les habitats marins, de polygones de référence utilisés pour produire une diversité d'enjeux « habitats marins » par maille. Au total, l'étude a intégré 47 « espèces mobiles » et 19 « habitats marins » répartis sur les façades Atlantique – Manche – mer du Nord et Méditerranée. Les analyses de priorisation spatiale ont permis d’aller au-delà de la simple superposition visuelle pour quantifier la valeur relative de chaque maille en fonction de sa contribution à la représentativité globale de la biodiversité. Ce processus permet d'identifier les secteurs les plus critiques à protéger. Les résultats mettent en évidence une distribution hétérogène des enjeux écologiques avec l'identification de zones de forte concentration. Pour les « espèces mobiles », les analyses soulignent l’importance des zones de front (c.-à-d. front estuarien, front thermique, zone de rupture du plateau continental et zone de convection océanique). Ces zones de front favorisent une forte biomasse phytoplanctonique et la constitution d’un réseau trophique dynamique, qui en retour influencent la distribution des espèces des niveaux trophiques supérieurs. La richesse en « habitats marins » se concentre principalement dans le domaine côtier, selon la diversité des conditions abiotiques. Si les vastes zones de substrat meuble sont plus « pauvres », le talus continental constitue un second pôle de diversité abritant des écosystèmes profonds d’intérêt. Les résultats de la priorisation spatiale soutiennent la stratégie de création de ZPF en identifiant des mailles prioritaires où la convergence des enjeux est la plus forte. Notamment, la création de ZPF au large (proposée à l'UNOC 2026) représenterait une avancée pertinente pour la préservation des habitats profonds à fort intérêt écologique. Cette démarche gagnerait toutefois à être complétée par l'établissement de zones côtières identifiées comme « prioritaires » par cette étude afin de protéger les écosystèmes les plus exposés aux pressions anthropiques. En conclusion, cette étude constitue un référentiel scientifique pour orienter les stratégies nationales de conservation en mer en identifiant les zones de convergence critique des enjeux de biodiversité tels que définis par les politiques publiques. Elle offre une vision cohérente et standardisée de la valeur écologique, indispensable pour arbitrer ultérieurement avec les usages socio-économiques lors de la planification spatiale.
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