Deux systèmes d’évaluation du statut de conservation des espèces en France : complémentarité ou redondance ? Cas de la liste rouge et du rapport sur l’état de conservation pour la directive habitats-faune-flore

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Identifiant documentaire 25-3532776
Identifiant OAI 3532776
Auteur(s): Puissauve Renaud,Gigot Guillaume,Touroult Julien
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Date de publication 01/01/2016
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La Liste rouge des espèces menacées et le rapport des États membres européens pour la directive Habitats-faune-flore (DHFF) fournissent régulièrement des évaluations des statuts de conservation des espèces au niveau national. Pour les espèces relevant de la DHFF à l’échelle de la France métropolitaine, il est étudié ici la complémentarité et la redondance de ces deux systèmes. Concernant les concepts et les systèmes de classement, les deux approches couvrent les deux extrémités du gradient de statut de conservation d’une espèce (de l’extinction à l’« état favorable »). La Liste rouge nationale est un système d’alerte et de suivi, qui mesure le risque d’extinction pour chaque espèce d’un groupe taxinomique. L’évaluation de l’état de conservation mesure l’écart à un « état favorable » pour les 312 espèces et sous-espèces de la DHFF. Même si l’échelle d’application est différente (limites administratives ou biogéographiques), les deux systèmes d’évaluation s’avèrent globalement proches en termes de méthode, d’organisation, de données et d’experts. Par exemple, pour les groupes étudiés, la moitié des 140 experts mobilisés pour la Liste rouge nationale ont également participé à la dernière évaluation des espèces de la DHFF en France. Notre analyse porte sur la comparaison des statuts de conservation de plus de 140 taxons, évalués selon chacune des méthodes. Les résultats montrent une cohérence forte entre les deux systèmes (63 % des cas), en particulier pour les statuts extrêmes. Cependant, notre analyse souligne aussi quelques différences conceptuelles et méthodologiques, en particulier sur la définition de seuils et du concept de valeur de référence favorable. Face à des données et des moyens humains limités, nous proposons des pistes pour favoriser leur articulation. Ainsi par exemple, la comparaison mutuelle des résultats lors des phases de validation permettrait d’alerter sur les incohérences et les deux exercices pourraient être synchronisés afin de mutualiser les efforts et améliorer la mobilisation des données.

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