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Compte rendu d’étude commandée par le Parc naturel régional Livradois-Forez. L’histoire des tourbières de la Réserve naturelle régionale du Lac de Malaguet (Monlet, Haute-Loire) révélée par le contenu en macrorestes des tourbes
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
6-71413
Identifiant OAI
oai:reseau-cen-doc.org:71413
Notice source
https://reseau-cen-doc.org/doc/SYRACUSE/71413
Auteur(s):
GOUBET, Pierre,GOUBET, Christine,Cabinet Pierre Goubet
Mots clés
Auvergne
Haute-Loire (43)
Massif Central
Date de publication
01/01/2020
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
fra
Thème
Type de ressource
Rapport
Source
Droits de réutilisation
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Département
Haute-Loire
Commune
Monlet
Description
« La Réserve naturelle régionale du Lac de Malaguet héberge des secteurs tourbeux, en particulier au nord-ouest de la pièce d’eau. Dans le but de gérer au mieux ce secteur, le Parc naturel régional du Livradois-Forez a commandé une étude paléoécologique visant à caractériser l’histoire de la tourbière. Ce travail a consisté (1) à analyser le contenu en macrorestes végétaux des tourbes pour déterminer les communautés végétales ayant édifié le massif de tourbe et (2) à dater certaines couches par le carbone 14. Après une caractérisation des épaisseurs de tourbe sur la base de 31 sondages répartis en 3 transects, 4 séries de carottes ont été prélevées et conditionnées. Trois profils ont été caractérisés par leur contenu en macrorestes sur la base d’un échantillon tous les 10 cm, représentant 15, 20 et 30 analyses. Sept dates ont été réalisées. La tourbe s’est déposée d’abord dans la partie basse du site, vers 6450-7035 avant J.C., à la rupture de pente entre le tablier de colluvions et le glacis, à partir d’une roselière à saules et bouleau ou aulne. Après plus de 1 m de turfigenèse, cette communauté est remplacée par une autre à carex, toujours plus ou moins boisée, entre 2860 et 2150 avant J.C., possiblement à travers une modification des versants par les premiers éleveurs. La turfigenèse s’étend ensuite vers l’amont, à travers une sapinière, à partie de 1500-1400 avant J.C. sur le sondage plus en amont. Un refroidissement climatique est soupçonné à cette époque à travers un flux solaire atténué. Les tourbes postérieures, si elles ont existé, ont été dégradées par le pastoralisme, et forment aujourd’hui un horizon de surface de type kultureller Trockenhorizont rendu atypique par des taux importants de particules minérales en partie colluviales, parfaitement en accord avec la topographie et les usages marqués sur les versants. Les tourbes non dégradées les plus récentes ont plus de 2300 ans. L’analyse croisée des données paléoécologiques, des données piézométriques acquises antérieurement et du relief, met en évidence l’impossibilité de s’appuyer sur les processus hydrologiques à l’origine des tourbes anciennes, même en décapant l’horizon de surface dégradé. Restaurer une des communautés à l’origine des tourbes est donc impossible sans un décapage irraisonnable de la tourbe. »
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