Cimetières vivants – Cemeteries : observation of life. Étude floristique

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Éditeur(s) CCSD
Identifiant documentaire 20-mnhn-04995238v1
Identifiant OAI oai:HAL:mnhn-04995238v1
Auteur(s): Dahirel, Magali
Mots clés Cimetière Richesse floristique Composition floristique Gestion [SDV.BV.BOT]Life Sciences [q-bio]/Vegetal Biology/Botanics [SDV.EE]Life Sciences [q-bio]/Ecology, environment
Date de publication 01/11/2024
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Langue fr
Thème
Type de ressource
Source https://mnhn.hal.science/mnhn-04995238
Droits de réutilisation https://www.etalab.gouv.fr/wp-content/uploads/2017/04/ETALAB-Licence-Ouverte-v2.0.pdf

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Description
L’étude « Cimetières vivants » (COOL) vise à qualifier et à mieux connaître la faune et la flore sauvage présentes dans les cimetières franciliens par l’évaluation des facteurs susceptibles d’influencer la biodiversité, tels que les modes de gestion, les aménagements et l’environnement immédiat des cimetières. Dans le cadre de cette étude, le CBN du Bassin parisien a été missionné pour réaliser les inventaires floristiques de 2020 à 2023 sur les 45 cimetières du projet et une partie de l’analyse des données. Plusieurs facteurs environnementaux et de gestion ont été étudiés pour évaluer leur influence sur la richesse et la composition floristique des cimetières : le niveau d’urbanisation autour des cimetières, leur typologie (minérale ou végétale), leur ancienneté et leur gestion par herbicides. Cette étude met en évidence l’influence marquée de l’urbanisation sur la richesse en espèces d’habitats semi-naturels et indigènes dans les cimetières. Concernant la typologie des cimetières (minérale ou végétale), elle n’impacte pas directement la richesse floristique globale, bien que les cimetières végétalisés abritent proportionnellement plus d’espèces d’habitats semi-naturels. Par ailleurs, la composition et la richesse floristique diffèrent entre les zones prairiales et les espaces inter-tombes et allées. Ces derniers, lorsqu’ils sont majoritairement minéraux, favorisent davantage les espèces annuelles. Celles-ci sont également mieux représentées dans les cimetières où l’arrêt des herbicides est plus récent. L’ensemble des résultats, notamment l’absence d’effet significatif pour certaines variables, comme l’ancienneté des cimetières, suggère une réponse complexe de la flore des cimetières aux facteurs environnementaux et de gestion étudiés, laissant entrevoir l’influence potentielle d’autres facteurs, tels que le type et l’intensité des aménagements, ou l’intensité des pratiques de gestion.

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