Changement climatique et végétations aquatiques de la réserve naturelles de l'Étang des landes (lussat, creuse) : un premier retour d'expérience imprévu - 11 avril 2024

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Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s) CBNMC,luce.mansot@cbnmc.fr
Identifiant documentaire 7-31362
Identifiant OAI oai:cbnmc.fr:31362
Auteur(s): BUR S., Sébastien
Mots clés Mediation Vegetation
Date de publication 01/01/2024
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Classé le 23 décembre 2004, la réserve naturelle nationale de l’étang des Landes est un foyer de biodiversité reconnu en Nouvelle-Aquitaine, géré par le Conseil Départemental de la Creuse (CD23). Malgré une superficie relativement modeste de 166 ha dont une centaine d’ha pour l’étang proprement dit, de nombreux milieux naturels et plus de 2 100 taxons sont aujourd’hui recensés sur le site. Si plusieurs centaines d’espèces à statut s’y développent dans des conditions écologiques variées, et malgré d’importantes lacunes dans les connaissances disponibles, c’est bien la richesse exceptionnelle de son patrimoine aquatique qui fonde la valeur du site. C’est pourquoi en 2017, un premier travail de recensement et de caractérisation des phytocoenoses présentes dans l’étang a été entrepris par le Conservatoire Botanique National du Massif Central (CBNMC), à la demande du Département. Involontairement, ce travail a constitué un état initial précieux dans le contexte climatique en plein bouleversement qui touche l’Est creusois depuis plusieurs années. En effet, en 2019, l’étang a connu un assec estival qui trouve en partie son origine dans une sécheresse d’ampleur, précoce et prolongée. Dès 2020, puis en 2022, de nouvelles campagnes de terrain ont été menées pour tenter de mesurer l’impact immédiat et à moyen terme de cette perturbation écologique majeure sur les végétations de l’étang : le recensement des phytocoenoses a été renouvelé (CBNMC) et un suivi pilote par la méthode des points-contact a été mis en place (CD23) pour tenter de spatialiser certains éléments. Si l’ensemble des données de terrain récoltées depuis 2017 tend à montrer une réelle résilience des végétations aquatiques de la réserve, des inquiétudes se font de plus en plus jour quant aux impacts attendus du changement climatique, à moyen et long terme, sur la capacité du gestionnaire à poursuivre un rythme régulier de vidanges de l’étang par exemple ou encore sur l’augmentation moyenne de la température de l’eau et la réduction des débits entrants.

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