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BIOGÉOGRAPHIE DU SILURE GLANE (SILURUS GLANIS) : CAUSES HYDROGRAPHIQUES, CLIMATIQUES ET ANTHROPIQUES.
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
EDP Sciences
Identifiant documentaire
11-2001002
Identifiant OAI
oai:edpsciences.org:dkey/10.1051/kmae:2001002
Auteur(s):
O. SCHLUMBERGER,M. SAGLIOCCO,J. P. PROTEAU
Mots clés
biogeography
Europe
Silurus glanis
fossils
relictual populations
biogéographie
Europe
Silurus glanis
fossiles
populations relictuelles
Date de publication
01/05/2008
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
fr
Thème
Type de ressource
Source
https://doi.org/10.1051/kmae:2001002
Droits de réutilisation
Région
Département
Commune
Description
La répartition actuelle du silure glane (Silurus glanis) en France et en Europe résulte de la combinaison de facteurs à la fois hydrographiques, climatiques et anthropiques. Des données paléontologiques montrent que l'espèce faisait partie de l'ichtyofaune française (bassin du Rhône) avant d'être éliminée par les glaciations. Le réchauffement climatique qui a suivi (10 000 av. JC) et l'existence d'interconnexions entre, d'une part, des tributaires de la mer Noire et de la mer Caspienne et d'autre part ceux de la mer Baltique et de la mer du Nord lui ont permis de rapidement coloniser le Nord de l'Europe occidentale. Deux périodes de transplantations-introductions de l'espèce, à but économique, sont identifiées. Une première vague d'introductions hors du bassin danubien semble avoir eu lieu dès le Moyen-Age (lacs de Suisse), suivie par une deuxième période débutant vers 1800, et se poursuivant actuellement. Les effets combinés de ces introductions et des dégradations du milieu d'origine anthropique ont induit un décalage de l'aire de distribution vers le Sud et le Sud-Est de l'Europe (Italie, Espagne), tandis que ne subsistent en Suède, Carélie, Russie et Estonie que des populations relictuelles.
Les résultats présentés ici, pourraient aussi concerner d'autres espèces de poissons (Percidés, Cyprinidés), qui, après avoir bénéficié pendant les glaciations des refuges constitués par les bassins de la mer Noire et de la mer Caspienne, ont pu (re-) colonisé l'Europe continentale, de manière « naturelle » et avec l'aide de l'Homme.
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