Biodiversité le long des corridors fluviaux : caractérisation des ouvrages de protection de berges suivant un gradient de « naturalité »

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Identifiant documentaire 17-2592283
Identifiant OAI 2592283
Auteur(s): Evette A.,Cavaillé P.
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Date de publication 01/01/2009
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Les berges de cours d'eau constituent des zones d'interface (ou écotones) entre milieux terrestres et aquatiques et présentent une très grande richesse biologique, tant pour la flore que pour la faune. Les berges jouent également un rôle majeur de corridor biologique pour les vertébrés et les invertébrés. L'anthropisation croissante de ces milieux conduit fréquemment à leur stabilisation avec des techniques de protection de berges. Ces techniques de protection sont nombreuses et variées. Certains ouvrages sont purement minéraux et uniquement constitués de béton ou d'enrochement, d'autres par contre sont entièrement constitués de matériaux vivants et biodégradables (boutures, géotextiles, pieux ). Enfin certains ouvrages sont dits «mixtes» et associent matériaux minéraux (enrochements, grillages ) et vivants. Le type de matériaux et leurs conditions de mise en ½uvre vont influer sur les capacités d'accueil de la biodiversité de ces différents ouvrages. L'objectif de cette étude est de comparer les conditions d'accueil des biodiversités animales et végétales sur un gradient de naturalité de protections de berge. Nous avons ainsi comparé la biodiversité présente sur 3 types différents de protection de berges : des enrochements, des ouvrages mixtes et des ouvrages purement végétaux. Nous avons relevé les diversités végétales (angiospermes), et animales (coléoptères) en surface, nous avons également étudié des éléments de la faune du sol (acariens). Les relevés de végétation ont été effectués par la méthode des points de contact, les prélèvements de l'entomofaune du sol, des strates herbacées et aériennes ont été faites par piégeage passif. Le même protocole complet a été utilisé sur les trois types d'aménagement de berges (mise à part pour la faune du sol). Nous avons ainsi échantillonné quinze ouvrages de protection de berges situés en région Rhône-Alpes, relevé 148 espèces végétales et piégé des représentants de 16 ordres d'arthropodes distincts. Nous avons trouvé des différences significatives de diversité végétale et animale entre les aménagements de génie végétal (purs et mixtes) et ceux en enrochements. La richesse et la diversité taxonomiques sont toujours nettement supérieures sur les ouvrages végétalisés que sur les enrochements. Par contre il n'existe pas de différences significatives entre les diversités des ouvrages mixtes et des ouvrages végétaux, on note même de façon surprenante que la diversité semble souvent plus forte sur les ouvrages mixtes que sur les ouvrages purement végétaux. Ces travaux offrent de solides ouvertures en terme d'application en fournissant des éléments de connaissance propre à aider le gestionnaire dans ses choix en vue d'optimiser la biodiversité des ouvrages qu'il va créer. Ces travaux offrent également d'intéressantes perspectives en termes de recherche, notamment à travers l'extension du gradient à des berges naturelles, ou la prise en compte de l'évolution temporelle de la diversité sur les ouvrages de génie végétal.

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