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Approche expérimentale sur les macro-invertébrés comme bio-indicateurs des bassins routiers. Biodiversité dans 4 bassins routiers et 3 mares de référence en Lorraine. Cas de routes avec 10 000 et 27 000 véhicules par jour
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Producteur
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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
33-4869418
Identifiant OAI
4869418
Notice source
https://hal.science/hal-04869418v1
Auteur(s):
Pierre Mazuer
Mots clés
Indice
Route
Méthode
Macro-invertébrés
Biodiversité
Biologie
Cours d’eau
Eaux pluviales
Pollution
Rejet
Évaluation
Impact
Plan d’eau
Mare
Bassin routier
Traitement
Date de publication
16/12/2024
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Date de modification
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Description
Les bassins routiers sont des ouvrages de traitement des eaux de pluies routières. Ils peuvent être conçus, selon le guide technique du SETRA-2007, pour avoir une hauteur d’eau permanente d’au moins 40 cm. Ce sont des ouvrages techniques qui doivent faire l’objet d’un entretien régulier. Ils ne sont pas considérés comme des ouvrages de compensation environnementale en cas de destruction de milieux naturels. Cependant, la lame d’eau permanente dans ces ouvrages les rend susceptibles d’accueillir une faune et une flore inféodée aux milieux aquatiques. Ces bassins sont à ce titre, du point de vue d’un biologiste, des milieux aquatiques artificiels assimilables à des mares. L’objectif du présent travail est de savoir si les macro-invertébrés aquatiques peuvent être de bons indicateurs de la qualité biologique des bassins routiers, et notamment de leur biodiversité. Pour cela, quatre bassins sont étudiés, équipant des routes supportant un trafic routier de 10 000 à 27 000 véhicules par jour. Les communautés de macro-invertébrés de ces quatre bassins sont comparées à trois mares de référence. Dans les 129 échantillons élémentaires récoltés sur les 7 plans d’eau, nous trouvons 120 254 individus et 259 taxons différents, répartis dans 72 familles, 123 genres et 149 espèces. Les échantillons sont déterminés à l’espèce pour la majorité des groupes définis dans la norme AFNOR NF T90-388. Les résultats peuvent surprendre. Les richesses taxonomiques des bassins routiers étudiés sont du même ordre de grandeur que celles de mares, considérées comme des références sans source de perturbation. La richesse n’étant pas toujours proportionnelle à la qualité d’un milieu, des indices biologiques de qualité d’eau, basés sur la nature des espèces, sont ensuite utilisés (matière organique, salinité, toxicité). Les communautés de macro-invertébrés des 7 plans d’eau sont marquées par une pollution organique nette mais modérée. La salinité ne semble pas impacter les communautés des bassins routiers par rapport à leur mare de référence. Les bassins routiers sont un peu plus marqués par une pollution de type toxique que les mares (excepté le bassin de Bénaménil-Est, préservé). Globalement, même si les écarts de qualité sont relativement peu prononcés entre les bassins routiers et les mares, les indices biologiques donnent le classement de synthèse, du moins pollué au plus pollué, suivant : a) bassin routier de Bénaménil-Est et mare de Corny, b) les mares de Marainviller et Manonviller et le bassin routier de Bénaménil-Ouest, et enfin c) les deux bassins routiers de Metz-Magny (ces deux derniers bassins subissant la plus forte pollution routière). Autant dans les bassins que leur mare de référence, la richesse est apportée principalement par les substrats ‘vivants’ (hélophytes, chevelus racinaires …). Inversement, les substrats ‘morts’ (vases, limons …), constituant en général la partie centrale des bassins et des mares, et la majeure partie du recouvrement du fond, ont une richesse extrêmement faible. Ce rapport permet aussi d’apporter des réponses sur le choix de méthode d’échantillonnage. Par exemple, il est pertinent de faire deux campagnes de prélèvements pour une recherche de biodiversité, les communautés de macro-invertébrés d’avril et de juillet étant particulièrement différentes. Par contre, une seule campagne est suffisante pour faire un bilan de la qualité biologique de ces plans d’eau. La campagne d’avril est plus discriminante et la campagne de début juillet donne globalement un résultat plus sévère. Des bio-indicateurs discriminants de qualité d’eau sont définis pour nos plans d’eau : - pour la pollution organique : la proportion entre ‘le nombre d’espèces ayant une affinité ‘nulle à modérée’ à la pollution organique’ et ‘le nombre total d’espèces’ ; - pour la pollution saline : la proportion entre ‘le nombre d’espèces d’eau douce’ et ‘le nombre total d’espèces’ ; - pour la pollution toxique : la proportion entre ‘le nombre d’espèces à risque’ et ‘le nombre total d’espèces’ ou alors la proportion entre ‘l’abondance des espèces à risque’ et ‘l’abondance totale’. L’intérêt des bassins routiers pour le réseau des continuités écologiques de la Trame bleue (pour le groupe des macro-invertébrés) est démontré ici par des richesses taxonomiques proches de celles des mares de référence. Nos résultats, à relativiser par le faible effectif de nos plans d’eau, montrent une corrélation nette entre la richesse de chacun de nos 7 plans d’eau et l’importance des milieux aquatiques dans un rayon de 5 km. Sur notre secteur d’étude de la route N4, les bassins routiers sont séparés d’une distance médiane de 2,3 km. De manière plus générale, le chapelet de bassins routiers, avec niveau d’eau permanent, présent le long des routes, pourrait donc favoriser la biodiversité. Bien qu’il n’y ait pas d’espèce protégée dans nos relevés, nous avons analysé la réglementation actuelle sur ce point.
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