Analyse préliminaire à une stratégie d'intervention pour les conservatoires d’espaces naturels des Hauts-de-France

Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire 25-4258608
Identifiant OAI 4258608
Auteur(s): Witté Isabelle,Meunier Francis,Vanappelghem Cédric
Mots clés Conservation Espace naturel Hauts-de-France
Date de publication 01/01/2020
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
Thème
Type de ressource
Source
Droits de réutilisation

Région

Département

Commune

Description
L’UMS Patrinat (OFB-MNHN-CNRS) a travaillé en 2015 à la valorisation des données naturalistes produites par les Conservatoires d’espaces naturels et les Réserves naturelles. A partir de ces données brutes, il a présenté lors d’un atelier du congrès commun RNF-FCEN de 2015 une méthode pour prioriser (optimisation, complétude de la protection…) le développement d’un réseau d’aires protégées. Il s’agit d’un support d’aide à la décision et pas d’un résultat absolu. D’autres critères peuvent être pris en considération, notamment sur la base de la faisabilité des actions, mais aussi sur d’autres aspects que strictement patrimoniaux (socio-économiques, trame verte et bleue, facilités de gestion…) afin de déterminer une stratégie d’intervention. Dans le cadre de l’élaboration d’un plan d’action quinquennal commun, les Conservatoires d’espaces naturels des Hauts-de-France souhaitaient développer une stratégie patrimoniale. La méthode développée par l’UMS Patrinat dans le cadre du congrès commun RNF-FCEN avait été suffisamment convaincante pour proposer à l’UMS Patrinat de les accompagner sur le projet. L’objectif était de se doter d’une stratégie patrimoniale pragmatique et objective qui puisse se décliner en une stratégie d’intervention ciblée dans les communes des Hauts-de-France. La méthode d’origine anglo-saxonne n’est pas nouvelle en soit (10-15 ans d’existence) mais n’est proposée que depuis peu de façon pratique en France. Elle repose sur la détermination de « points-chauds de biodiversité » ou « zones d’irremplaçabilité », à travers la recherche de la complémentarité des assemblages d’espèces sur le plan spatial. Les résultats sont bien sûr très dépendants des paramètres que l’on fait entrer dans l’analyse et du niveau d’exigence requis (par exemple : veut-on préserver 100% des stations des espèces classées CR sur les LRR, 60% des stations des espèces EN…). Cette méthode permet d’analyser de façon objective de très gros jeux de données, sans donner plus d’importance à tel ou tel groupe taxonomique (à partir du moment où on dispose de données d’inventaire suffisamment fiables). On peut ensuite confronter les résultats à l’expertise des gestionnaires de terrain ; par exemple en vérifiant qu’on retrouve bien dans le résultat final une liste d’espèces test attendues. Le grain d’analyse sera la commune, c’est sans doute la meilleure échelle d’analyse dans la perspective d’une stratégie d’intervention applicable par les équipes territoriales.

0

Consultations

0

Téléchargements