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Identifiant documentaire
17-3984864
Identifiant OAI
3984864
Notice source
https://hal.science/hal-03984864v1
Auteur(s):
Martignac François,Beaulaton Laurent
Mots clés
Caméra acoustique
Suivi des populations de poissons
Date de publication
01/06/2021
Date de création
Date de modification
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Description
L'UMR Ecologie et Santé des Ecosystèmes (INRAE-Institut Agro, Rennes) travaille depuis 2013 sur la description des migrations de poissons diadromes à l'aide de caméras acoustiques, en collaboration étroite avec l'Office Française pour la Biodiversité dans le cadre du pôle OFB-INRAE-Institut Agro-UPPA pour la gestion des migrateurs amphihalins dans leur environnement. Ces sonars multi-faisceaux à très haute fréquence permettent d'obtenir des images de poissons sur lesquelles des caractéristiques morphologiques et comportementales peuvent être extraites. La mise en œuvre de ces outils sur les bords des cours d’eau permet une observation du comportement naturel des poissons sans structure porteuse lourde (barrage, seuil) même en eau turbide. Les caractéristiques des caméras acoustiques pourraient permettre l’acquisition de nouvelles données par les gestionnaires qui utilisent couramment des techniques d’imagerie pour suivre les populations de poissons migrateurs. Cette technologie étant en perpétuelle évolution, de plus en plus de modèles de caméras, aux caractéristiques différentes, sont disponibles. Le parc matériel des unités rennaises de l’INRAE se compose pour l’heure de deux caméras acoustiques : une caméra DIDSON (Sound Metrics Corp.), propriété de l’UMR ESE depuis 2013 et une caméra ARIS (Sound Metrics Corp.) que possède l’Unité Expérimentale d’Ecologie et d’Ecotoxicologie aquatique de l’INRA (U3E) depuis 2017. Ces deux caméras offrent les meilleures résolutions existantes sur le marché, mais leur portée est limitée à une quinzaine de mètres, et leur ouverture angulaire horizontale n’excède pas 30°. Pour renforcer son parc matériel avec un outil complémentaire, l’UMR ESE a acquis une caméra Blueprint Oculus M750d (Blueprint Subsea), aux dimensions plus réduites et qui dispose d’une ouverture du champ de détection beaucoup plus large. Au cours de sa première année d’utilisation, la caméra a été mise en œuvre dans le cadre de différentes applications. Lors de la première expérimentation, la caméra a été installée sur une station fixe pour plusieurs semaines d’acquisition continues dans l’objectif de décrire le comportement de grands salmonidés migrateurs face à l’entrée d’une passe-piège. Peu fructueux, ce premier test a été révélateur de l’importance de l’installation de la caméra pour bien visualiser les passages de poissons (ceux-ci ne devant pas être insonnifiés de face ou de dos), et des lourdes limites du logiciel Oculus ViewPoint, qui rendent impossible l’analyse de longues chroniques de données vidéo par un opérateur. Les deux autres applications avaient pour objectif d’observer le comportement de poissons en temps réel sur les sites de suivi sur la Sélune et la Charente. Dans l’estuaire de la Sélune, la caméra Oculus était installée en berge pour capturer efficacement des grandes aloses et des saumons atlantiques lors de leur remontée de nuit. Sur les berges de la Charente, le suivi avec la caméra avait pour objectif de recenser les silures glanes et d’observer leurs interactions avec une de leur proie préférentielle, l’alose, fréquemment attaquée pendant sa fraie. Au cours de ces deux applications, la caméra Oculus a directement pu être comparée à la caméra ARIS. Ces premières expérimentations révèlent le fort potentiel de la caméra acoustique Oculus grâce au très large volume couvert par son faisceau de détection et à sa portée importante, même en haute fréquence. Sur la Charente, une prospection en mobile avec la Oculus a permis de facilement repérer et de compter les silures dans les 20 mètres les plus proches de la caméra. Sur cette même fenêtre, les aloses feintes, pourtant d’une taille comprise entre 30 et 50 cm, ont pu également être observées sans problème. Cette vision à large échelle est appréciable pour suivre et décrire efficacement les comportements des individus. Dans l’estuaire de la Sélune, la caméra Oculus a permis d’observer l’approche d’une dizaine de grandes aloses vers le dispositif de capture, et de les piéger efficacement. La Oculus a démontré une efficacité telle pour répondre à ces objectifs qu’elle a progressivement remplacé la caméra ARIS sur ces expérimentations. En effet, par son poids réduit et ses faibles dimensions, la caméra est facile à installer et à connecter à l’alimentation et au PC d’acquisition. Les surfaces couvertes peuvent être jusqu’à 20 fois supérieures à celles couvertes par la ARIS sur un même site, alors que les poissons, même d’une trentaine de centimètres, sont aussi visibles sur l’une que sur l’autre des deux caméras. En conclusion, malgré de fortes limites logicielles lors des acquisitions à long-terme et du post-traitement (fichiers de 5 à 6 minutes maximum, navigation impossible entre les différents fichiers, outil de mesure imprécis, pas d’outil de comptage des poissons, aucun zoom…) et un volume de données enregistrée très important (plus de 6 Go pour une heure d’enregistrement), la caméra Oculus met à profit ses atouts (légèreté, volume de détection) pour faciliter son installation sur site et une excellente visualisation en temps réel de l’activité de la faune aquatique.
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