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Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-2791447
Identifiant OAI
2791447
Notice source
https://hal.science/hal-02473673v1
Auteur(s):
Verdin Eric,Gentit Pascal,Steyer Stéphan,Wetzel Thierry
Mots clés
Expertise scientifique
Maladie émergente
Risque phytosanitaire
Épidémie
Description de symptomes
Filière économique
Dissémination
Analyse de risques
Virus phytopathogène
État de l'art
Culture legumiere
Pathologie végétale
Date de publication
01/01/2020
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
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Type de ressource
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Région
Département
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Description
Contexte en mars 2019 Grâce à la veille sanitaire réalisée par les membres du Comité d’Experts Spécialisé de l’Anses et nos agents Anses, une alerte nous est parvenue concernant un virus émergent de la tomate : le Tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV). Le Tomato brown rugose fruit virus est un tobamovirus émergent dont les premiers signalements datent de 2014 en Israël et de 2015 en Jordanie sur des tomates produites sous serre. En 2018, il a été également signalé au Mexique (où il est en cours d’éradication) et aux Etats-Unis où il a été éradiqué la même année. Au sein de l’Union européenne (UE), il a été signalé en Allemagne en 2018 (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où il est en cours d’éradication) et en Italie (Sicile) début 2019. Ce virus a fait également l’objet d’une alerte dans le bulletin de santé du végétal (BSV) – ProvenceAlpes-Côte d’Azur (PACA) en décembre 2018. Il a été ajouté à la liste d’alerte de l’OEPP (Organisation Européenne et Méditerranéenne pour la Protection des Plantes) en janvier 2019 et il a fait l’objet d’une fiche d’alerte émise par le Laboratoire de la Santé des Végétaux (LSV_2019_03_0027). Les plantes hôtes principales du ToBRFV sont la tomate (Solanum lycopersicum) et le piment (Capsicum annuum). Les dégâts observés sur tomate en production sous serre incluent des chloroses, des mosaïques et des marbrures sur les feuilles, ainsi que des taches nécrotiques sur les pédoncules, calices et pédoncules floraux. Les fruits présentent des taches jaunes ou brunes, avec des symptômes de rugosité caractéristiques, et peuvent être déformés et avoir une maturation irrégulière, et ainsi devenir non commercialisables. L’incidence de la maladie varie entre 10 et 100% de fruits atteints selon les sites. Des symptômes similaires ont également été observés sur les fruits de Capsicum annuum au Mexique. Le mode de dissémination des virus appartenant au genre Tobamovirus est particulièrement efficace. La transmission est mécanique par simple contact direct entre les plantes ou via les mains, les outils de travail, les vêtements, les insectes pollinisateurs, les oiseaux et l’eau d’irrigation. Les semences peuvent également transmettre les tobamovirus. Enfin, ces virus sont très stables : ils peuvent en effet survivre plusieurs mois sur des supports inertes sans perte de pouvoir infectieux. Ces caractéristiques épidémiologiques rendent les tobamovirus redoutables dans les cultures à haute densité de plantation comme les cultures conduites sous serre. La résistance durable portée par les gènes Tm-2 et Tm-22 et déployée dans les variétés de tomates de production depuis les années 1970 a permis une réduction considérable des impacts négatifs liés à d’autres tobamovirus (tomato mosaic virus et tobacco mosaic virus principalement). Or, ces gènes sont inefficaces contre le ToBRFV. L’absence de résistance chez la tomate met donc particulièrement en péril cette filière de production jusque-là épargnée. Objet de la saisine : Compte tenu de l’importance de la filière de production de tomates sous serre en France, du fort caractère infectieux de ce virus et de la sensibilité de la tomate, de la succession des signalements dans des sites de production sur plusieurs continents et plus particulièrement au sein de l’UE et de l’absence de mesure réglementaire vis-à-vis de ce virus qui pourrait engendrer des filières d’entrée à risque, il vous est demandé de réaliser une évaluation de risque simplifiée du ToBRFV afin de : (i) évaluer la probabilité d’introduction et de dissémination du ToBRFV et l’ampleur des impacts économiques potentiels sur le territoire français métropolitain, (ii) proposer des options de mesures de gestion en cas de risque inacceptable pour la filière de production.
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