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Évaluation de la ressource forestière disponible sur le bassin d’approvisionnement de la centrale biomasse P4B d’Uniper France Power
Titre alternatif
Producteur
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Éditeur(s)
Identifiant documentaire
17-4013261
Identifiant OAI
4013261
Notice source
https://hal.science/hal-04013261v1
Auteur(s):
Roche Philip,Teuf Bertrand
Mots clés
Bois-energie
Biomasse
Forêt
France
Gardanne
Date de publication
24/01/2018
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
Thème
Type de ressource
Source
Droits de réutilisation
Région
Département
Commune
Description
Ce rapport vise à évaluer la disponibilité de la ressource en biomasse ligneuse pour l'alimentation de la centrale à Biomasse de Gardanne sur le bassin d'approvisionnement qui concerne 17 départements du Sud-Est de la France. Cette étude a été réalisée à la demande de la société UNIPER gestionnaire de la centrale à biomasse au moment de l'étude. Pour réaliser cette étude, nous avons utilisé les données d'inventaire de l'IGN-IFN. Ces données résultent d'un échantillonnage national de l’état des forêts, de paramètres biométriques et des données environnementales selon un protocole clairement établi et récurrent sur des séries temporelles longues. Elles sont fondamentales pour les estimations de la ressource forestière et ont été utilisées dans différentes études sur la ressource bois. Nous avons utilisé une approche par modélisation statistique spatialisée en combinant les données ponctuelles et des couches d’information spatiales prédictives, qui est très utilisée dans de nombreuses études internationales et correspondait à la demande d'une évaluation spatiale à une échelle kilométrique. Les couches d’information prédictives utilisées se regroupent en 3 catégories : Topographie (Altitude et Indice de radiation solaire (TRASP), Données forestières issues d’imagerie satellitaire (NDVI Max 2015-2016), % couvert arboré, hauteur moyenne des arbres) et Données climatiques (Précipitation annuelle moyenne et Température minimale moyenne). L’ensemble des données sont issues de sources de données accessibles en ligne pour des études scientifiques et techniques. Afin d'approcher la ressource exploitable, nous avons combiné les modélisations de biomasse avec d'autres analyses. La disponibilité de la ressource peut se décliner en 3 grands ensembles : l’exploitabilité physique, l’exploitabilité réglementaire et l’exploitabilité économique. Dans cette étude, nous avons considéré les deux premières catégories. L’exploitabilité physique a été estimée sur la base de critères de distances aux routes et pistes et importance de la pente. Ces deux critères sont généralement utilisés pour réaliser des analyses à échelle régionale. Pour être plus précis, il conviendrait d’ajouter la prise en compte de la rugosité du terrain et la portance des sols pour la mécanisation. L’exploitabilité réglementaire est déterminée par l’existence d’enjeux réglementaires et particulièrement ceux liés à la protection de la biodiversité et des paysages qui excluent ou limitent l’exploitation forestière. Nous avons intégré l’ensemble des données de zonations réglementaires disponibles et défini 3 modalités de protection. La modélisation des phytovolumes c'est appuyée une transformation du coefficient de forme de Vallet et al (2006). Cette transformation permet de prendre en compte et de corriger l’artefact lié à la prise en compte du diamètre à 1,3m. Enfin, nous avons explorés différents scénarios d'intensification des prélèvements pour évaluer la disponibilité. Le biomasse totale totale exploitable de bois fort en 2018 sur les 17 départements a été estimée à 229,3 Millions de tonnes. Puis nous avons estimé la biomasse disponible en fonction du stock sur pied, de la productivité, ainsi que la fraction récoltable sans dégrader le stock. Nous avons également considéré les pertes techniques à 10%, une pression de prélèvement de 80%. Ce qui aboutit à une ressource disponible de l'ordre de de 5,47 Millions de m3 ou 4,1 Millions de tonnes par an. En utilisant les critères d'une étude antérieure de l'IGN/ADEME (2017), nous aboutissons à une disponibilité de l'ordrede 4,9 Millions de tonnes par an. Il convient de noter que la disponibilité est très variable entre les départements en fonction de la productivité et des récoltes effectives actuelles pour aboutir à une disponibilité complémentaire de 1,7 à 2,8 Millions de m3 par an, pour l’essentiel dans les départements de l’Isère, de l’Ariège, de l’Ardèche, des Hautes-Alpes, des Pyrénées Orientales et de la Drôme. Les départements des Bouches-du-Rhône, de la Lozère, du Tarn et du Vaucluse n’auraient pas de disponibilités complémentaires immédiates sans augmentation du taux de surfaces exploitées et de la pression de récolte. Enfin, notre étude n'a pas intégré le changement climatique et son possible impact sur le taux de mortalité et de productivité biologique. Nous n’avons pas considéré également l’évolution des surfaces incendiées annuellement, dont une partie peut être néanmoins utilisée en tant que bois énergie.Une contrainte supplémentaire à l’exploitation est le morcellement de la propriété foncière privée dans certaines portions du territoire qui rend difficile la mobilisation de la ressource.
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