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Évaluation de l’évolution des marais calcaires à Marisque et adaptation phénotypique : différents faciès, différentes stratégies
Titre alternatif
Producteur
Contributeur(s)
Éditeur(s)
Identifiant documentaire
6-94891
Identifiant OAI
oai:reseau-cen-doc.org:94891
Notice source
https://reseau-cen-doc.org/doc/SYRACUSE/94891
Auteur(s):
BERQUER, Adrien,JANCZAK, Alexandra,CARON, Nicolas,Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France,Programme Life Anthropofens LIFE18NAT/FR/000906
Mots clés
grande tourbière de Marchiennes
marais de Sacy-le-Grand
marais de la Souche
Marais de Villiers
marais calcaire
tourbières
Cladium mariscus
Caractérisation
Date de publication
01/01/2025
Date de création
Date de modification
Date d'acceptation du document
Date de dépôt légal
Langue
fra
Thème
Type de ressource
Rapport
Source
Droits de réutilisation
Région
Hauts-de-France
Département
Nord,Somme
Commune
Description
« Les cladiaies sont des habitats d’intérêt communautaire prioritaires cibles de programmes de restauration et hôtes d’une riche biodiversité faunistique. Plusieurs faciès existent cependant, où des traits morphologiques de l’espèce, mais aussi des traits liés à la communauté végétale varient. L’étude des végétations à Cladium mariscus sur quatre sites du Nord de la France a permis de caractériser la communauté végétale, dominée par Cladium mariscus, mais aussi des phénotypes distincts. Sur les sites où la végétation n’est pas rattachable au Cladietum marisci (Marchiennes) en raison d’une trop faible densité de Marisque, l’allocation des ressources dans la reproduction sexuée et le nombre plus important d’espèces nitrophiles laissent à penser que la population de Marisque de ces sites n’a pas atteint le stade de maturité, et semble en phase de recrutement. Des perturbations environnementales (gyrobroyage, fauche ou piétinement) créent des espaces que le Marisque est capable de recoloniser rapidement, mais laisse aussi la possibilité à d’autres espèces de s’installer. À l’inverse, sur les deux autres sites étudiés, les importantes densités de Marisque, la hauteur de végétation et l’épaisseur de litière observées dans les communautés végétales, sature l’espace disponible, rendent quasiment impossible le recrutement. Les populations de Marisque observées semblent privilégier davantage les traits liés à la survie qu’à la reproduction sexuée. Ces deux faciès de végétation, mais aussi la variabilité phénotypique des Marisques dans les différents sites, laissent présager deux stratégies différentes : L’une basée sur la dispersion et la colonisation, l’autre basée sur la survie et la compétition. Pour leur conservation sur le long terme, ces résultats laissent entrevoir des perspectives de gestion. Les cladiaies denses semblent assez résistantes aux phénomènes d’introgression, d’autres espèces facteurs de dégradation de l’habitat, en privilégiant un mécanisme de compétition. À l’inverse, les perturbations, par les animaux, ou par la fauche, provoquent un rajeunissement constant de la végétation, favorisant la biodiversité floristique et faunistique (Hétérocères) mais ne permettant pas l’accumulation de litière pouvant être bénéfique à l’accumulation de tourbe ou à une autre partie de la faune comme les araignées. Néanmoins, ces travaux laissent entrevoir également des futures recherches sur les conséquences des enrichissements trophiques des masses d’eau susceptibles de modifier ces communautés végétales. » (résumé)
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